Musée de Montmartre, les égouts de Paris.

<center>Musée de Montmartre</center>Le musée de Montmartre est un musée d'art français du quartier de Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris. Il est installé au sein d’un ensemble de bâtiments comprenant l’hôtel Demarne, la maison du Bel Air ainsi que l'atelier-appartement de Suzanne Valadon et Maurice Utrillo.
Musée de Montmartre
Le musée de Montmartre est un musée d'art français du quartier de Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris. Il est installé au sein d’un ensemble de bâtiments comprenant l’hôtel Demarne, la maison du Bel Air ainsi que l'atelier-appartement de Suzanne Valadon et Maurice Utrillo.
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>Le musée se compose de deux bâtiments distincts. La maison du Bel-Air, construite en 1660, abrite les collections permanentes du musée. Il s'agit de l'une des plus anciennes bâtisses de la butte Montmartre.
Musée de Montmartre
Le musée se compose de deux bâtiments distincts. La maison du Bel-Air, construite en 1660, abrite les collections permanentes du musée. Il s'agit de l'une des plus anciennes bâtisses de la butte Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>L’Hôtel Demarne, hôtel particulier datant de 1680, agrémenté d'une nouvelle façade néoclassique accueille les expositions temporaires. Autrefois, il abritait la loge du père Tanguy, marchand de couleurs des peintres impressionnistes. Haut lieu de création, les bâtiments du 12, rue Cortot ont longtemps été un lieu de rencontre et de résidence pour les artistes de Montmartre.
Musée de Montmartre
L’Hôtel Demarne, hôtel particulier datant de 1680, agrémenté d'une nouvelle façade néoclassique accueille les expositions temporaires. Autrefois, il abritait la loge du père Tanguy, marchand de couleurs des peintres impressionnistes. Haut lieu de création, les bâtiments du 12, rue Cortot ont longtemps été un lieu de rencontre et de résidence pour les artistes de Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>Francisque Poulbot. 1879 - 1946. Cessinareur, humaniste, co-fondateur de la République de Montmartre. Agnès Rispal, sculpteur. Abel Marta, fondeur.
Musée de Montmartre
Francisque Poulbot. 1879 - 1946. Cessinareur, humaniste, co-fondateur de la République de Montmartre. Agnès Rispal, sculpteur. Abel Marta, fondeur.
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<center>Musée de Montmartre</center>Suzanne Valadon. 1865 - 1938. Artiste peintre. John Nordin, sculpteur. Ion Onuta, fondeur.
Musée de Montmartre
Suzanne Valadon. 1865 - 1938. Artiste peintre. John Nordin, sculpteur. Ion Onuta, fondeur.
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<center>Musée de Montmartre</center>Suzanne Valadon. 1865 - 1938. Artiste peintre. John Nordin, sculpteur. Ion Onuta, fondeur.
Musée de Montmartre
Suzanne Valadon. 1865 - 1938. Artiste peintre. John Nordin, sculpteur. Ion Onuta, fondeur.
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<center>Musée de Montmartre</center>Les vignes de Montmartre. L'existence de vignes à Montmartre est attestée dès 944. Au XIIe siècle, des vignes sont plantées par les dames de l'abbaye de Montmartre fondée par Adélaïde de Savoie. L'appauvrissement de l'abbaye amène celle-ci à vendre ses parcelles de vigne. Au XVIe siècle, les habitants de Montmartre sont principalement laboureurs-vignerons. Les vignes sont cultivées du sommet de la butte jusqu'aux plaines environnantes. Au début du XVIIe siècle, à l'emplacement actuel du Clos-Montmartre, s'élève une guinguette champêtre. Son nom, Le Parc de la Belle Gabrielle, vient du voisinage d'une maison qui aurait appartenu à Gabrielle d'Estrées, maîtresse du roi Henri IV. Au XVIIIe siècle, la colline est recouverte aux trois quarts de vignes et le vin, non soumis aux droits d'octroi car en dehors de Paris, a favorisé l'ouverture de tavernes et cabarets. Lorsque Montmartre est annexée à Paris en 1860, les habitations se développent au détriment de la vigne restante. À l'endroit des vignes actuelles, il y avait un jardin et une maison où habitait le chansonnier Aristide Bruant. En 1928, toutes les vignes ont disparu. En 1933, la ville de Paris crée le Clos-Montmartre en plantant vingt mille pieds de vigne de gamay et de pinot noir. Le domaine s'étend à l'emplacement de l'ancien square de la Liberté, aménagé par le dessinateur Francisque Poulbot, fondateur de la République de Montmartre, en 1929.<br>
A droite, en rouge, le Lapin Agile. Le « Cabaret du Lapin Agile » est le temple des chansonniers et des artistes où se retrouvaient Carco, Apollinaire, Courteline, Max Jacob, Renoir, Utrillo, Modigliani, Braque, Picasso parmi tant d’autres.
En 1875, le peintre caricaturiste André Gill peint l’enseigne représentant un lapin bondissant hors d’une casserole : « Le Lapin à Gill » se transforma tout naturellement en « Lapin Agile ». Le Cabaret du Lapin Agile est le dernier survivant des cabarets artistiques du XIXème siècle, toujours en activité.
Musée de Montmartre
Les vignes de Montmartre. L'existence de vignes à Montmartre est attestée dès 944. Au XIIe siècle, des vignes sont plantées par les dames de l'abbaye de Montmartre fondée par Adélaïde de Savoie. L'appauvrissement de l'abbaye amène celle-ci à vendre ses parcelles de vigne. Au XVIe siècle, les habitants de Montmartre sont principalement laboureurs-vignerons. Les vignes sont cultivées du sommet de la butte jusqu'aux plaines environnantes. Au début du XVIIe siècle, à l'emplacement actuel du Clos-Montmartre, s'élève une guinguette champêtre. Son nom, Le Parc de la Belle Gabrielle, vient du voisinage d'une maison qui aurait appartenu à Gabrielle d'Estrées, maîtresse du roi Henri IV. Au XVIIIe siècle, la colline est recouverte aux trois quarts de vignes et le vin, non soumis aux droits d'octroi car en dehors de Paris, a favorisé l'ouverture de tavernes et cabarets. Lorsque Montmartre est annexée à Paris en 1860, les habitations se développent au détriment de la vigne restante. À l'endroit des vignes actuelles, il y avait un jardin et une maison où habitait le chansonnier Aristide Bruant. En 1928, toutes les vignes ont disparu. En 1933, la ville de Paris crée le Clos-Montmartre en plantant vingt mille pieds de vigne de gamay et de pinot noir. Le domaine s'étend à l'emplacement de l'ancien square de la Liberté, aménagé par le dessinateur Francisque Poulbot, fondateur de la République de Montmartre, en 1929.
A droite, en rouge, le Lapin Agile. Le « Cabaret du Lapin Agile » est le temple des chansonniers et des artistes où se retrouvaient Carco, Apollinaire, Courteline, Max Jacob, Renoir, Utrillo, Modigliani, Braque, Picasso parmi tant d’autres. En 1875, le peintre caricaturiste André Gill peint l’enseigne représentant un lapin bondissant hors d’une casserole : « Le Lapin à Gill » se transforma tout naturellement en « Lapin Agile ». Le Cabaret du Lapin Agile est le dernier survivant des cabarets artistiques du XIXème siècle, toujours en activité.
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<center>Musée de Montmartre</center>Montmartre de la campagne.
Musée de Montmartre
Montmartre de la campagne.
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<center>Musée de Montmartre</center>FERNAND ANDREY-PREVOST (1890 - 1961)
Moulin à Montmartre, 1950
Huile sur contreplaqué. Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
Musée de Montmartre
FERNAND ANDREY-PREVOST (1890 - 1961) Moulin à Montmartre, 1950 Huile sur contreplaqué. Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>ANDRE FAU (1896 -1982)
Rue Saint-Vincent, 1921
Huile sur carton
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
ANDRE FAU (1896 -1982) Rue Saint-Vincent, 1921 Huile sur carton Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>GEORGES MICHEL (1763 - 1843)
(Attribue à)
Les Moulins à Montmartre, non daté Huile sur toile rentoilée.
Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre
Musée de Montmartre
GEORGES MICHEL (1763 - 1843) (Attribue à) Les Moulins à Montmartre, non daté Huile sur toile rentoilée. Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>PAUL YAKI (1883 -1964)
Le Moulin de la Galette, vers 1910
Huile sur isorel
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre. <br>

ANONYME
Ferme Debray, vers 1870 Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre<btr>

ANONYME
Une carrière à Montmartre, vers 1860 Huile sur toile. Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
PAUL YAKI (1883 -1964) Le Moulin de la Galette, vers 1910 Huile sur isorel Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
ANONYME Ferme Debray, vers 1870 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre ANONYME Une carrière à Montmartre, vers 1860 Huile sur toile. Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>PIERRE DE BELAY (1890 - 1947)
Le Moulin de la Galette, 1924 Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
PIERRE DE BELAY (1890 - 1947) Le Moulin de la Galette, 1924 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>PAUL LEGRAND (1860 -1947)
Le Blute-Fin, vers 1890 Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
PAUL LEGRAND (1860 -1947) Le Blute-Fin, vers 1890 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>ALFRED RENAUDIN (1866 - 1944)
La Butte Montmartre et l’emplacement de l’avenue Junot,
1910
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
ALFRED RENAUDIN (1866 - 1944) La Butte Montmartre et l’emplacement de l’avenue Junot, 1910 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>ALFRED RENAUDIN (1866 - 1944)
Paris en 1899,1899
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
ALFRED RENAUDIN (1866 - 1944) Paris en 1899,1899 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>Alphonse Léon Quizet (1885 - 1955). Le Sacré Coeur. Non daté.
Musée de Montmartre
Alphonse Léon Quizet (1885 - 1955). Le Sacré Coeur. Non daté.
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>FRANÇOIS VILLENEUVE
Intérieur du chœur des religieuses de l’abbaye de Montmartre, 1819 Lithographie sur papier
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
FRANÇOIS VILLENEUVE Intérieur du chœur des religieuses de l’abbaye de Montmartre, 1819 Lithographie sur papier Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>STANISLAS LÉPINE (1835 - 1892)
La rue de l’Abreuvoir, 1872
Huile sur toile
Musée de Montmartre, acquis grâce au soutien de la Fondation pour le Rayonnement du Musée de Montmartre
Musée de Montmartre
STANISLAS LÉPINE (1835 - 1892) La rue de l’Abreuvoir, 1872 Huile sur toile Musée de Montmartre, acquis grâce au soutien de la Fondation pour le Rayonnement du Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>ALFRED RENAUDIN (1866 - 1944)
Maison de Félix Ziem et moulin, vers 1910
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
ALFRED RENAUDIN (1866 - 1944) Maison de Félix Ziem et moulin, vers 1910 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>ALFRED RENAUDIN (1866 - 1944)
L’avenue Junot (la maison de Tzara), non daté
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
ALFRED RENAUDIN (1866 - 1944) L’avenue Junot (la maison de Tzara), non daté Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>MARCEL LEPRIN (1891-1933)
Le Maquis de Montmartre, non daté
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
MARCEL LEPRIN (1891-1933) Le Maquis de Montmartre, non daté Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>VUES DU MAQUIS, entre 1885 et 1902
Ensemble de cartes postales et photographies, tirages modernes
Musée de Montmartre
VUES DU MAQUIS, entre 1885 et 1902 Ensemble de cartes postales et photographies, tirages modernes
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>JEAN-BAPTISTE NORO (1842 -1909)
Départ de Gambetta en ballon lors du siège de Paris, 1870
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre. <br>
Le gouvernement de la défense nationale charge le ministre de l’Intérieur Léon Gambetta de quitter Paris, assiégé par les Prussiens, et d’organiser en province la reprise des combats. Pour franchir les lignes prussiennes, le ministre emprunte une montgolfière. Gonflé au gaz d’éclairage, le ballon de 16 mètres de diamètre s’élève au matin du 7 octobre 1870 de la butte Montmartre avec à son bord le ministre et un assistant. Mais le vent le pousse vers le nord et les lignes prussiennes... Les deux voyageurs lâchent du lest pour s’élever et échapper aux tirs ennemis. Leur ballon s’écrase en milieu d’après-midi près de Beauvais, où ils sont recueillis par des paysans. Après trois jours de voyage en voiture à cheval et en train, Gambetta arrive à Tours où il rejoint une délégation gouvernementale mais l’approche de l’ennemi les oblige à se replier jusqu’à Bordeaux.
Musée de Montmartre
JEAN-BAPTISTE NORO (1842 -1909) Départ de Gambetta en ballon lors du siège de Paris, 1870 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
Le gouvernement de la défense nationale charge le ministre de l’Intérieur Léon Gambetta de quitter Paris, assiégé par les Prussiens, et d’organiser en province la reprise des combats. Pour franchir les lignes prussiennes, le ministre emprunte une montgolfière. Gonflé au gaz d’éclairage, le ballon de 16 mètres de diamètre s’élève au matin du 7 octobre 1870 de la butte Montmartre avec à son bord le ministre et un assistant. Mais le vent le pousse vers le nord et les lignes prussiennes... Les deux voyageurs lâchent du lest pour s’élever et échapper aux tirs ennemis. Leur ballon s’écrase en milieu d’après-midi près de Beauvais, où ils sont recueillis par des paysans. Après trois jours de voyage en voiture à cheval et en train, Gambetta arrive à Tours où il rejoint une délégation gouvernementale mais l’approche de l’ennemi les oblige à se replier jusqu’à Bordeaux.
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<center>Musée de Montmartre</center>RENÉ ZIMMERMANN (1904 -1991)
La Maison d’Utrillo (Montmartre), 1933
Huile sur toile
Musée de Montmartre, acquis grâce au soutien de la Fondation pour le Rayonnement du Musée de Montmartre
Musée de Montmartre
RENÉ ZIMMERMANN (1904 -1991) La Maison d’Utrillo (Montmartre), 1933 Huile sur toile Musée de Montmartre, acquis grâce au soutien de la Fondation pour le Rayonnement du Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>Maurice NEUMONT
(1868-1930)
Le théâtre du Chat Noir, 1895
Huile sur toile
Collection François, Claire et Martin Binetruy, dépôt au Musée de Montmartre.
Musée de Montmartre
Maurice NEUMONT (1868-1930) Le théâtre du Chat Noir, 1895 Huile sur toile Collection François, Claire et Martin Binetruy, dépôt au Musée de Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>Adolphe-Léon WILLETTE | (1857-1926)
Parce Domine, parce populo tuo I Ne in aeternum irascaris nobis / (Epargne Seigneur, épargne ton peuple / Ne sois pas irrité éternellement contre nous), 1884
Huile sur toile, signée en bas à droite. Petit Palais / Musée Carnavalet, dépôt au Musée de Montmartre. <br> Œuvre réalisée pour le cabaret du Chat Noir, le Parce Domine, Parce Populo Tuo est en fait une clameur de détresse et d’effroi lancée vers Dieu par un peuple douloureux. L’atmosphère que dégage l’œuvre, les couleurs assourdies aident à la compréhension de la scène.
Une farandole dégringole de Montmartre. «Au bout du cortège Pierrot se suicide». Tirée d’un jeu de mots sur la liturgie, cette danse macabre peut être envisagée comme une allégorie tant de la mort que de la futilité de la vie et des plaisirs frivoles.
Musée de Montmartre
Adolphe-Léon WILLETTE | (1857-1926) Parce Domine, parce populo tuo I Ne in aeternum irascaris nobis / (Epargne Seigneur, épargne ton peuple / Ne sois pas irrité éternellement contre nous), 1884 Huile sur toile, signée en bas à droite. Petit Palais / Musée Carnavalet, dépôt au Musée de Montmartre.
Œuvre réalisée pour le cabaret du Chat Noir, le Parce Domine, Parce Populo Tuo est en fait une clameur de détresse et d’effroi lancée vers Dieu par un peuple douloureux. L’atmosphère que dégage l’œuvre, les couleurs assourdies aident à la compréhension de la scène. Une farandole dégringole de Montmartre. «Au bout du cortège Pierrot se suicide». Tirée d’un jeu de mots sur la liturgie, cette danse macabre peut être envisagée comme une allégorie tant de la mort que de la futilité de la vie et des plaisirs frivoles.
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<center>Musée de Montmartre</center>Georges REDON | (1869-1943)
La Japonaise au Lapin, 1895
Huile sur toile
Collection François, Claire et Martin Binetruy, dépôt au Musée de Montmartre. <br> Ces trois toiles ont été réalisées pour le cabaret du Chat Noir .
Musée de Montmartre
Georges REDON | (1869-1943) La Japonaise au Lapin, 1895 Huile sur toile Collection François, Claire et Martin Binetruy, dépôt au Musée de Montmartre.
Ces trois toiles ont été réalisées pour le cabaret du Chat Noir .
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<center>Musée de Montmartre</center>THÉOPHILE-ALEXANDRE STEINLEN (1859-1923)
Chats et lunes, vers 1885
Huiles sur toile
Collection David E. Weisman et Jacqueline E. Michel Dépôt au Musée de Montmartre. <br>
Cette présentation de divers chats sur un fond neutre renvoie aux nombreuses illustrations exécutées par Steinlen en 1884- 1885 pour la revue Le Chat Noir. Remarquable ensemble des débuts de la peinture de Steinlen et perdu pendant plus d’un siècle, il en subsiste aujourd’hui sept sections connues. Les chats occupent une place majeure dans l’œuvre de Steinlen. Dans ses illustrations, affiches, gravures, peintures et sculptures, l’artiste ne cesse de rendre hommage au félin et à sa personnification des traits humains. La maison de Steinlen à Montmartre, au 58 rue Caulaincourt, abritait tellement de chats qu’elle fut surnommée « Cat’s Cottage ».
Musée de Montmartre
THÉOPHILE-ALEXANDRE STEINLEN (1859-1923) Chats et lunes, vers 1885 Huiles sur toile Collection David E. Weisman et Jacqueline E. Michel Dépôt au Musée de Montmartre.
Cette présentation de divers chats sur un fond neutre renvoie aux nombreuses illustrations exécutées par Steinlen en 1884- 1885 pour la revue Le Chat Noir. Remarquable ensemble des débuts de la peinture de Steinlen et perdu pendant plus d’un siècle, il en subsiste aujourd’hui sept sections connues. Les chats occupent une place majeure dans l’œuvre de Steinlen. Dans ses illustrations, affiches, gravures, peintures et sculptures, l’artiste ne cesse de rendre hommage au félin et à sa personnification des traits humains. La maison de Steinlen à Montmartre, au 58 rue Caulaincourt, abritait tellement de chats qu’elle fut surnommée « Cat’s Cottage ».
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<center>Musée de Montmartre</center>HENRY CROS (1840 -1907)
(Attribué à)
Le Chat Noir, vers 1885
Papier mâché, peinture noire cirée sur trait de pierre noire Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre. <br>
Henry Cros, né à Narbonne dans une famille d’érudits et d’artistes, déménage à onze ans à Paris. Entré aux Beaux-Arts en 1855, il est un élève du sculpteur François Jouffroy et du peintre Antoine Etex. Grâce â son frère Charles Cros (1842-1889), poète montmartrois, hydropathe, et ami de Rodolphe Salis, Henry est introduit dans le cabaret du Chat Noir et crée cette œuvre vers 1885.
Musée de Montmartre
HENRY CROS (1840 -1907) (Attribué à) Le Chat Noir, vers 1885 Papier mâché, peinture noire cirée sur trait de pierre noire Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
Henry Cros, né à Narbonne dans une famille d’érudits et d’artistes, déménage à onze ans à Paris. Entré aux Beaux-Arts en 1855, il est un élève du sculpteur François Jouffroy et du peintre Antoine Etex. Grâce â son frère Charles Cros (1842-1889), poète montmartrois, hydropathe, et ami de Rodolphe Salis, Henry est introduit dans le cabaret du Chat Noir et crée cette œuvre vers 1885.
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>HENRI RIVIÈRE (1864 -1951)
La forê heureuse en haut, Eros vanné en bas.
Décor de la pièce d’ombres Ailleurs !, 1891 Bois et zinc.
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Restauration réalisée en 2015 grâce au soutien de la DRAC
Musée de Montmartre
HENRI RIVIÈRE (1864 -1951) La forê heureuse en haut, Eros vanné en bas. Décor de la pièce d’ombres Ailleurs !, 1891 Bois et zinc. Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Restauration réalisée en 2015 grâce au soutien de la DRAC
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<center>Musée de Montmartre</center>HENRI RIVIÈRE (1864 -1951)
Décor de la pièce d’ombres Ailleurs !, 1891 Bois et zinc.
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Restauration réalisée en 2015 grâce au soutien de la DRAC
Musée de Montmartre
HENRI RIVIÈRE (1864 -1951) Décor de la pièce d’ombres Ailleurs !, 1891 Bois et zinc. Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Restauration réalisée en 2015 grâce au soutien de la DRAC
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<center>Musée de Montmartre</center>COMPTOIR DE L’EPICERIE DU N°14 DE LA RUE DE L’ABREUVOIR
Anonyme, fin du XIXe siècle
Etain et bois
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don de la famille Baillot en 1961
Issu d’un estaminet de la rue de l’Abreuvoir, emmuré durant la Seconde Guerre mondiale, il ne fut pas fondu par les Allemands pour les besoins de leur armement. <br> COMPAGNIE LE TAXIPHONE
Taxiphone type Paris Urbain du café Au Rêve, 1937-1947
Métal, bakélite, verre et composants électriques
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Don Elyette Ségard-Planchon
Ce taxiphone était installé Au Rêve, café situé au 89, rue Caulaincourt et fréquenté par de nombreux artistes. Véritable témoin de la vie montmartroise, il fut utilisé par Jacques Brel, Marcel Aymé, Gen Paul, Georges Simenon, ou encore par Patrick Modiano et Claire Brétecher. En service jusqu'en 2008, il fut décroché des murs du Rêve en 2019. <br> PLEYEL, WOLFF & Ce
Piano du compositeur Paul Delmet, 1897
Musée deMontmartre, collection Le Vieux Montmartre
Paul Delmet (1862-1904), compositeur français, se produit à Montmartre, d’abord au cabaret de La Pie borgne, puis au célèbre Chat Noir en 1886. Portraituré par Flipsen, ce jeune homme mince, blond, portant lorgnon pour dissimuler un œil de verre, obtient rapidement du succès, en interprétant des romances sentimentales.
Musée de Montmartre
COMPTOIR DE L’EPICERIE DU N°14 DE LA RUE DE L’ABREUVOIR Anonyme, fin du XIXe siècle Etain et bois Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don de la famille Baillot en 1961 Issu d’un estaminet de la rue de l’Abreuvoir, emmuré durant la Seconde Guerre mondiale, il ne fut pas fondu par les Allemands pour les besoins de leur armement.
COMPAGNIE LE TAXIPHONE Taxiphone type Paris Urbain du café Au Rêve, 1937-1947 Métal, bakélite, verre et composants électriques Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Elyette Ségard-Planchon Ce taxiphone était installé Au Rêve, café situé au 89, rue Caulaincourt et fréquenté par de nombreux artistes. Véritable témoin de la vie montmartroise, il fut utilisé par Jacques Brel, Marcel Aymé, Gen Paul, Georges Simenon, ou encore par Patrick Modiano et Claire Brétecher. En service jusqu'en 2008, il fut décroché des murs du Rêve en 2019.
PLEYEL, WOLFF & Ce Piano du compositeur Paul Delmet, 1897 Musée deMontmartre, collection Le Vieux Montmartre Paul Delmet (1862-1904), compositeur français, se produit à Montmartre, d’abord au cabaret de La Pie borgne, puis au célèbre Chat Noir en 1886. Portraituré par Flipsen, ce jeune homme mince, blond, portant lorgnon pour dissimuler un œil de verre, obtient rapidement du succès, en interprétant des romances sentimentales.
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<center>Musée de Montmartre</center>ANDRÉ GILL (1840 -1885)
Enseigne du Lapin Agile, 1875-1880
Huile sur bois
Collection Yves Mathieu, dépôt au Musée de Montmartre. <br>
En 1875, le caricaturiste André Gill doit peindre une enseigne pour le « Cabaret des Assassins » : ce sera un lapin avec casquette et écharpe, sautant d’une casserole avec sa bouteille de vin, devant un moulin et un couple qui s’enlace. Tout Montmartre est là : on appellera bientôt le bar du nom de son enseigne, le « lapin à Gill », se changeant naturellement en « Lapin Agile ». En 1903, le « père Frédé » en devient l’animateur. Avec sa barbe, sa pipe, sa guitare et son âne Lolo, il accueille sans façon la bohème montmartroise des Picasso, Valadon, Utrillo ou Poulbot.
Musée de Montmartre
ANDRÉ GILL (1840 -1885) Enseigne du Lapin Agile, 1875-1880 Huile sur bois Collection Yves Mathieu, dépôt au Musée de Montmartre.
En 1875, le caricaturiste André Gill doit peindre une enseigne pour le « Cabaret des Assassins » : ce sera un lapin avec casquette et écharpe, sautant d’une casserole avec sa bouteille de vin, devant un moulin et un couple qui s’enlace. Tout Montmartre est là : on appellera bientôt le bar du nom de son enseigne, le « lapin à Gill », se changeant naturellement en « Lapin Agile ». En 1903, le « père Frédé » en devient l’animateur. Avec sa barbe, sa pipe, sa guitare et son âne Lolo, il accueille sans façon la bohème montmartroise des Picasso, Valadon, Utrillo ou Poulbot.
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<center>Musée de Montmartre</center>MARCEL-FRANÇOIS LEPRIN (1891 -1933)
La Belle cabaretière, 1924
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
MARCEL-FRANÇOIS LEPRIN (1891 -1933) La Belle cabaretière, 1924 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>GEN PAUL (1883 -1965)
Mimiche, non daté
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
<br>
PIERRE DE BELAY (1890-1947)
Couple au café, 1934
Huile sur carton
Musée de Montmartre
GEN PAUL (1883 -1965) Mimiche, non daté Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
PIERRE DE BELAY (1890-1947) Couple au café, 1934 Huile sur carton
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<center>Musée de Montmartre</center>MAURICE NEUMONT (1868-1930)
Chez Ramponneau, non daté
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartr
Musée de Montmartre
MAURICE NEUMONT (1868-1930) Chez Ramponneau, non daté Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartr
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<center>Musée de Montmartre</center>GEN PAUL (1883 -1965)
L’Homme au cache-nez, vers 1935
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Micheline et Catherine Jacquart, collection Michel Catty dit Michou.
Eugène Paul, dit Gen Paul, peintre expressionniste, dessinateur et graveur, est né à Montmartre. Il demeura toute sa vie profondément attaché à la Butte, dont il fréquenta les artistes avec assiduité. Il vécut et travailla dans son atelier situé au 2, avenue Junot, jusqu’en 1975. Le personnage représenté sur le tableau pourrait être le peintre Marcel Leprin (1891-1933).
<br>VICTOR PHILIPPE PHILIPSEN dit FLIPSEN (1841-1907)
Portrait du compositeur Paul Delmet, 1890
Huile sur bois
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
GEN PAUL (1883 -1965) L’Homme au cache-nez, vers 1935 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Micheline et Catherine Jacquart, collection Michel Catty dit Michou. Eugène Paul, dit Gen Paul, peintre expressionniste, dessinateur et graveur, est né à Montmartre. Il demeura toute sa vie profondément attaché à la Butte, dont il fréquenta les artistes avec assiduité. Il vécut et travailla dans son atelier situé au 2, avenue Junot, jusqu’en 1975. Le personnage représenté sur le tableau pourrait être le peintre Marcel Leprin (1891-1933).
VICTOR PHILIPPE PHILIPSEN dit FLIPSEN (1841-1907) Portrait du compositeur Paul Delmet, 1890 Huile sur bois Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
50
<center>Musée de Montmartre</center>ANDRÉ GILL (1840-1885)
Le Chat Botté, vers 1880
Huile sur toile
Musée de Montmartre.<br>
Célèbre caricaturiste du Second Empire et de la III* République, André Gill 0840-1885) connut une enfance solitaire. Orphelin, il grandit avec un chat qu’il n'oublia jamais, lui consacrant deux poèmes (Le Chat et Le Chat botté) et deux tableaux, dont l’une des versions est présentée ici. Botté et armé, ce félin incarne à la fois un souvenir intime et le héros rusé des contes de Perrault.
Le poème Le Chat botté fut mis en musique en 1884 par Georges Fragerolle, principal compositeur des Hydropathes et du Chat Noir. L’année suivante, Fragerolle et Émile Goudeau fondèrent un cabaret du mime nom. Gill ne s'y rendit jamais: lors de son ouverture, il venait d'être interné en asile.
Cette œuvre servit-elle d’enseigne, à l’image du célèbre Lapin Agile ? C’est peu probable: les enseignes étaient alors plutôt peintes sur bois. Orna-t-elle l’intérieur du cabaret, comme La Femme au bock ? On l’ignore encore, mais peut-être le saura-t-on un jour.
Musée de Montmartre
ANDRÉ GILL (1840-1885) Le Chat Botté, vers 1880 Huile sur toile Musée de Montmartre.
Célèbre caricaturiste du Second Empire et de la III* République, André Gill 0840-1885) connut une enfance solitaire. Orphelin, il grandit avec un chat qu’il n'oublia jamais, lui consacrant deux poèmes (Le Chat et Le Chat botté) et deux tableaux, dont l’une des versions est présentée ici. Botté et armé, ce félin incarne à la fois un souvenir intime et le héros rusé des contes de Perrault. Le poème Le Chat botté fut mis en musique en 1884 par Georges Fragerolle, principal compositeur des Hydropathes et du Chat Noir. L’année suivante, Fragerolle et Émile Goudeau fondèrent un cabaret du mime nom. Gill ne s'y rendit jamais: lors de son ouverture, il venait d'être interné en asile. Cette œuvre servit-elle d’enseigne, à l’image du célèbre Lapin Agile ? C’est peu probable: les enseignes étaient alors plutôt peintes sur bois. Orna-t-elle l’intérieur du cabaret, comme La Femme au bock ? On l’ignore encore, mais peut-être le saura-t-on un jour.
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<center>Musée de Montmartre</center>ANONYME
Thermomètre du pochard, 1873 Lithographie
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
ANONYME Thermomètre du pochard, 1873 Lithographie Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>PORCELAINE DE CLIGNANCOURT
Fin XVIIIe
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don en 1961 de Victor Perrot 0865-1963), président de la Société du Vieux Montmartre de 1914 à 1934.
La manufacture dite « de Clignancourt » fut fondée par Pierre Deruelle à Montmartre en 1767 et dura jusqu’en 1799, dans un bâtiment pittoresque muni d’une tourelle à l’angle de l’actuelle rue du Mont-Cenis et de la rue Marcadet. Deruelle obtient la protection de Monsieur, comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII. On y produisait de la vaisselle courante, ainsi que des pièces décoratives ou d’ornements surfines. La collection présentée au Musée de Montmartre est d’une grande rareté.
Musée de Montmartre
PORCELAINE DE CLIGNANCOURT Fin XVIIIe Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don en 1961 de Victor Perrot 0865-1963), président de la Société du Vieux Montmartre de 1914 à 1934. La manufacture dite « de Clignancourt » fut fondée par Pierre Deruelle à Montmartre en 1767 et dura jusqu’en 1799, dans un bâtiment pittoresque muni d’une tourelle à l’angle de l’actuelle rue du Mont-Cenis et de la rue Marcadet. Deruelle obtient la protection de Monsieur, comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII. On y produisait de la vaisselle courante, ainsi que des pièces décoratives ou d’ornements surfines. La collection présentée au Musée de Montmartre est d’une grande rareté.
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<center>Musée de Montmartre</center>ADOLPHE WILLETTE (1857-1926)
Suivez-le, non daté
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
ADOLPHE WILLETTE (1857-1926) Suivez-le, non daté Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>EUGÈNE GRASSET (184S-1917)
Le Chat Noir, vers 1895
Plâtre coloré
Collection François, Claire et Martin Binetruy Dépôt au musée de Montmartre
Musée de Montmartre
EUGÈNE GRASSET (184S-1917) Le Chat Noir, vers 1895 Plâtre coloré Collection François, Claire et Martin Binetruy Dépôt au musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>Jules Alexandre Grün (1868 -1938), Moulin Rouge, la belle de New-York. Anonyme, l'Elysée-Montmartre, bals masqués redoutés, 1913. Charles Lévy, Divan Japonais, 1885. Adolphe Léon Willette (1857 - 1926), cabaret du ciel, 1896,
Lithographie, Estampe en couleurs.
Musée de Montmartre
Jules Alexandre Grün (1868 -1938), Moulin Rouge, la belle de New-York. Anonyme, l'Elysée-Montmartre, bals masqués redoutés, 1913. Charles Lévy, Divan Japonais, 1885. Adolphe Léon Willette (1857 - 1926), cabaret du ciel, 1896, Lithographie, Estampe en couleurs.
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<center>Musée de Montmartre</center>Jules Alexandre Grün (1868 -1938), Moulin Rouge, la belle de New-York. Anonyme, l'Elysée-Montmartre, bals masqués redoutés, 1913. Charles Lévy, Divan Japonais, 1885. .
Musée de Montmartre
Jules Alexandre Grün (1868 -1938), Moulin Rouge, la belle de New-York. Anonyme, l'Elysée-Montmartre, bals masqués redoutés, 1913. Charles Lévy, Divan Japonais, 1885. .
60
<center>Musée de Montmartre</center>HENRI RIVIÈRE (1864 -1951)
L’ancien Chat Noir, boulevard Rochechouart, dans Le Chat Noir du 13 juin 1885 Lithographie
Collection Le Vieux Montmartre
<br>LOUIS MORIN (1885 – 1938) (Attribué à). Les Ombres sur Venise (scène du Chat Noir, dessin pour « Montmartre s’en va »), vers 1890 Eau-forte et aquatinte sur papier
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre. <br> GEORGE AURIOL (1863 -1938)  Menu du Chat Noir, 1895
Impression photomécanique en couleur. Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
Musée de Montmartre
HENRI RIVIÈRE (1864 -1951) L’ancien Chat Noir, boulevard Rochechouart, dans Le Chat Noir du 13 juin 1885 Lithographie Collection Le Vieux Montmartre
LOUIS MORIN (1885 – 1938) (Attribué à). Les Ombres sur Venise (scène du Chat Noir, dessin pour « Montmartre s’en va »), vers 1890 Eau-forte et aquatinte sur papier Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
GEORGE AURIOL (1863 -1938) Menu du Chat Noir, 1895 Impression photomécanique en couleur. Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
61
<center>Musée de Montmartre</center>V. CHRISTOPHE (d’après EMILE DE GIRARDIN) SS
Le « Chat Noir » rue Victor Massé, fin du XIXe siècle Encre et lavis sur papier
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre. <br>GEORGE AURIOL (1863 -1938)
Carte des vins du Chat Noir, 1895
Impression photomécanique en couleur
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
<br>
GEORGE AURIOL (1863 -1938)
Couverture du Programme du Théâtre du Chat Noir, non daté
Impression photomécanique en couleur. 
Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
 <br>ANONYME
La vie de Salis, non daté Lithographie. Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
Musée de Montmartre
V. CHRISTOPHE (d’après EMILE DE GIRARDIN) SS Le « Chat Noir » rue Victor Massé, fin du XIXe siècle Encre et lavis sur papier Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
GEORGE AURIOL (1863 -1938) Carte des vins du Chat Noir, 1895 Impression photomécanique en couleur Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
GEORGE AURIOL (1863 -1938) Couverture du Programme du Théâtre du Chat Noir, non daté Impression photomécanique en couleur. Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
ANONYME La vie de Salis, non daté Lithographie. Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
62
<center>Musée de Montmartre</center>CARAN D’ACHE (185S-1901),
d'après Adolphe Willette -
Chat sur demi-lune, 1882 Encre sur carton
Collection David E. Weisman et Jacqueline E. Michel, dépôt au musée de Montmartre.
Musée de Montmartre
CARAN D’ACHE (185S-1901), d'après Adolphe Willette - Chat sur demi-lune, 1882 Encre sur carton Collection David E. Weisman et Jacqueline E. Michel, dépôt au musée de Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>ADOLPHE-LÉON WILLETTE (1857 - 1926)
La Femme au chat, vers 1882-1884
Huile sur bois
Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
Musée de Montmartre
ADOLPHE-LÉON WILLETTE (1857 - 1926) La Femme au chat, vers 1882-1884 Huile sur bois Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
64
<center>Musée de Montmartre</center>RODOLPHE SALIS (1851 -1897)
Autoportrait, 1875
Huile sur toile
Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
Musée de Montmartre
RODOLPHE SALIS (1851 -1897) Autoportrait, 1875 Huile sur toile Collection particulière, dépôt au Musée de Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>En haut : FERNAND FAU (1858 - 1915)
Pour une course, dans Le Chat Noir du 29 juin 1890.
THÉOPHILE-ALEXANDRE STEINLEN (1859 -1923)
Trop tard, dans Le Chat Noir du 22 mars 1890 Faîtes l’aumône, dans Le Chat Noir du 24 octobre 1885. <br>
En bas : ADOLPHE-LÉON WILLETTE (1857 -1926)
Un Directeur veinard, c’est Jules Roques, dans Le Courrier français du 15 janvier 1888
L’Ane rouge, dans Le Courrier français du 28 novembre 1886 Et patati, et patata, dans Le Pierrot du 30 novembre 1888
Lithographies
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
En haut : FERNAND FAU (1858 - 1915) Pour une course, dans Le Chat Noir du 29 juin 1890. THÉOPHILE-ALEXANDRE STEINLEN (1859 -1923) Trop tard, dans Le Chat Noir du 22 mars 1890 Faîtes l’aumône, dans Le Chat Noir du 24 octobre 1885.
En bas : ADOLPHE-LÉON WILLETTE (1857 -1926) Un Directeur veinard, c’est Jules Roques, dans Le Courrier français du 15 janvier 1888 L’Ane rouge, dans Le Courrier français du 28 novembre 1886 Et patati, et patata, dans Le Pierrot du 30 novembre 1888 Lithographies Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>ABEL TRUCH ET (1857 - 1918)
Les Quat z arts, 1894
Lithographie, projet avant la lettre Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
LE CABARET DES QUAT’Z’ARTS - François Trombert a ouvert le Cabaret des Quat’z'Arts au 62 boulevard de Clichy en décembre 189. Dans la lignée de Salis au Chat Noir, Trombert publie à partir de 1897, la revue Les Quatz Arts. C’est Abel Truchet, l'artiste en résidence du Quat z’Arts, qui est en charge de la devanture du cabaret et de l’affiche. En 1900, le cabaret est décoré avec de grandes peintures sur bois de Faverot et Grün. Cependant, le cabaret est surtout rempli des nombreuses caricatures de Léandre et Guirand de Scévola, les deux principaux illustrateurs de la revue du cabaret. C’est aussi là que se tiennent, sous la présidence d’Adolphe-Léon Willette, l’âme du Chat Noir, et aux côtés d’Auguste Roedel, les réunions préparatoires de la Promenade de la vache enragée ou « Vachalcade »: Cette parade des artistes et Montmartrois est créée en réponse à la renaissance de la Promenade du Bœuf Gras, la même année. Elle connaîtra deux éditions successives, l’une en 1896, l’autre en 1897. Le cabaret inaugura en ses lieux « Le Mur » qui consistait en un panneau situé dans l’enceinte et ouvert à toutes formes d’expression graphiques : la liberté de ton y était totale.
Musée de Montmartre
ABEL TRUCH ET (1857 - 1918) Les Quat z arts, 1894 Lithographie, projet avant la lettre Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre. LE CABARET DES QUAT’Z’ARTS - François Trombert a ouvert le Cabaret des Quat’z'Arts au 62 boulevard de Clichy en décembre 189. Dans la lignée de Salis au Chat Noir, Trombert publie à partir de 1897, la revue Les Quatz Arts. C’est Abel Truchet, l'artiste en résidence du Quat z’Arts, qui est en charge de la devanture du cabaret et de l’affiche. En 1900, le cabaret est décoré avec de grandes peintures sur bois de Faverot et Grün. Cependant, le cabaret est surtout rempli des nombreuses caricatures de Léandre et Guirand de Scévola, les deux principaux illustrateurs de la revue du cabaret. C’est aussi là que se tiennent, sous la présidence d’Adolphe-Léon Willette, l’âme du Chat Noir, et aux côtés d’Auguste Roedel, les réunions préparatoires de la Promenade de la vache enragée ou « Vachalcade »: Cette parade des artistes et Montmartrois est créée en réponse à la renaissance de la Promenade du Bœuf Gras, la même année. Elle connaîtra deux éditions successives, l’une en 1896, l’autre en 1897. Le cabaret inaugura en ses lieux « Le Mur » qui consistait en un panneau situé dans l’enceinte et ouvert à toutes formes d’expression graphiques : la liberté de ton y était totale.
67
<center>Musée de Montmartre</center>LE MARCHAND DE COCO
Anonyme, non daté. Lithographie.
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
De la fin du XVIIIe siècle jusqu’au XXe siècle, les marchands de coco, munis de leurs fontaines ambulantes en tôle peinte sur le dos et de quelques gobelets à la ceinture, vendaient dans la rue le coco, une boisson fraîche qui résultait de la macération de bitons de réglisse dans de l’eau citronnée. Le son de leurs clochettes accompagné de leur chant « A la fraîche ! A la fraîche ! » annonçait leur arrivée.
Musée de Montmartre
LE MARCHAND DE COCO Anonyme, non daté. Lithographie. Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre De la fin du XVIIIe siècle jusqu’au XXe siècle, les marchands de coco, munis de leurs fontaines ambulantes en tôle peinte sur le dos et de quelques gobelets à la ceinture, vendaient dans la rue le coco, une boisson fraîche qui résultait de la macération de bitons de réglisse dans de l’eau citronnée. Le son de leurs clochettes accompagné de leur chant « A la fraîche ! A la fraîche ! » annonçait leur arrivée.
68
<center>Musée de Montmartre</center>MAURICE UTRILLO (1883-1955)
Rue Cortot, à Montmartre, non daté
Lithographie
Édité par la Galerie Paul Pétridès Imprimé par Moulot Collection particulière
Musée de Montmartre
MAURICE UTRILLO (1883-1955) Rue Cortot, à Montmartre, non daté Lithographie Édité par la Galerie Paul Pétridès Imprimé par Moulot Collection particulière
69
<center>Musée de Montmartre</center>LES ARTISTES DU 12-14, RUE CORTOT
Avant d’abriter le Musée de Montmartre, le 12-14, rue Cortot formait un ensemble d’ateliers dans la seconde moitié du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Durant cette période s’y sont succédé des artistes considérés aujourd’hui comme majeurs dans l’histoire de l’art moderne : Pierre-Auguste Renoir, Maximilien Luce, Raoul Dufy, Othon Friesz, Charles Camoin, Emile Bernard, Francisque Poulbot, Démétrius Galanis ou encore le « Trio infernal » formé par Suzanne Valadon, André Utter et Maurice Utrillo.
Plus qu’y habiter, ils ont souvent représenté les lieux ou ses jardins, devenus des sujets de leurs expérimentations formelles novatrices. Alors que Montmartre s’impose au tournant des deux siècles comme la nouvelle capitale des arts, ces ateliers offraient ainsi une localisation idéale en plein cœur de ce haut lieu de création. Nombre d’artistes, de tous horizons, s’y installent, s’y croisent et échangent entre eux dans un contexte de partage et d’émulation. L’ensemble d’œuvres montré ici présenteces illustres habitants, qui ont fait de ces lieux de véritables ateliers mythiques.
Musée de Montmartre
LES ARTISTES DU 12-14, RUE CORTOT Avant d’abriter le Musée de Montmartre, le 12-14, rue Cortot formait un ensemble d’ateliers dans la seconde moitié du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Durant cette période s’y sont succédé des artistes considérés aujourd’hui comme majeurs dans l’histoire de l’art moderne : Pierre-Auguste Renoir, Maximilien Luce, Raoul Dufy, Othon Friesz, Charles Camoin, Emile Bernard, Francisque Poulbot, Démétrius Galanis ou encore le « Trio infernal » formé par Suzanne Valadon, André Utter et Maurice Utrillo. Plus qu’y habiter, ils ont souvent représenté les lieux ou ses jardins, devenus des sujets de leurs expérimentations formelles novatrices. Alors que Montmartre s’impose au tournant des deux siècles comme la nouvelle capitale des arts, ces ateliers offraient ainsi une localisation idéale en plein cœur de ce haut lieu de création. Nombre d’artistes, de tous horizons, s’y installent, s’y croisent et échangent entre eux dans un contexte de partage et d’émulation. L’ensemble d’œuvres montré ici présenteces illustres habitants, qui ont fait de ces lieux de véritables ateliers mythiques.
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<center>Musée de Montmartre</center>PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919)
Nature morte, soupière et deux pommes, vers 1900
Huile sur toile
Collection particulière
Musée de Montmartre
PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919) Nature morte, soupière et deux pommes, vers 1900 Huile sur toile Collection particulière
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<center>Musée de Montmartre</center>PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919). Pages de l’album « Douze lithographies originales»,1904-1905
Ambroise Vollard
Étude pour femme nue assise
Épreuves sur vélin blanc
Éditeur Ambroise Vollard, 1919
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Indivision Petiet, 2023
Musée de Montmartre
PIERRE-AUGUSTE RENOIR (1841-1919). Pages de l’album « Douze lithographies originales»,1904-1905 Ambroise Vollard Étude pour femme nue assise Épreuves sur vélin blanc Éditeur Ambroise Vollard, 1919 Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Indivision Petiet, 2023
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<center>Musée de Montmartre</center>RAOUL DUFY (1877-1953)
Ensemble des Quatre Bois, 1910-1911
La Chasse, La Danse, L’Amour, La Pêche
Bois gravé, épreuves sur chine volant ou japon, tirages de 100 exemplaires
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Indivision Petiet, 2023.
Arrivé en 1899 à Paris, Raoul Dufy est élève de l’Ecole nationale des Beaux-arts et suit les cours de Léon Bonnat. L’année suivante, il s’installe pour quelques mois au 12, rue Cortot où il partage un atelier avec son ami Othon Friesz rencontré au Havre, leur ville natale. Séduit par Luxe, Calme et Volupté de Matisse (Paris, MNAM- Centre Pompidou) au Salon d’Automne en 1905 et marqué par les œuvres de Cézanne à partir de 1906, Dufy fait siennes la liberté créatrice et les couleurs fauves tout en maintenant l’importance du dessin, dissocié de la couleur. Dufy revient s’établir durablement a Montmartre à partir de 1911, au 5, impasse Guelma.
Musée de Montmartre
RAOUL DUFY (1877-1953) Ensemble des Quatre Bois, 1910-1911 La Chasse, La Danse, L’Amour, La Pêche Bois gravé, épreuves sur chine volant ou japon, tirages de 100 exemplaires Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Indivision Petiet, 2023. Arrivé en 1899 à Paris, Raoul Dufy est élève de l’Ecole nationale des Beaux-arts et suit les cours de Léon Bonnat. L’année suivante, il s’installe pour quelques mois au 12, rue Cortot où il partage un atelier avec son ami Othon Friesz rencontré au Havre, leur ville natale. Séduit par Luxe, Calme et Volupté de Matisse (Paris, MNAM- Centre Pompidou) au Salon d’Automne en 1905 et marqué par les œuvres de Cézanne à partir de 1906, Dufy fait siennes la liberté créatrice et les couleurs fauves tout en maintenant l’importance du dessin, dissocié de la couleur. Dufy revient s’établir durablement a Montmartre à partir de 1911, au 5, impasse Guelma.
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<center>Musée de Montmartre</center>SUZANNE VALADON (1865-1938). Portrait de Maurice Utrillo, 1921
Huile sur papier marouflé sur toile Musée Utrillo-Valadon, collection de la Ville de Sannois, Val-d’Oise Dépôt au musée de Montmartre. <br>Ces trois tableaux de Valadon témoignent de la variété et de l'audace de sa production, et des liens affectifs et créatifs que la peintre entretient avec Maurice Utrillo et André Utter. S'attaquant à tous les genres picturaux traditionnels, elle dépoussiéré autant le portrait bourgeois que la nature morte et le paysage qu'elle pratique intensément à la fin de sa carrière. Dans un intérieur aux lignes construites et dynamiques, elle saisit son fils Maurice en artiste dandy, vêtu d’un costume et palette à la main. Son modèle prend vie grâce aux touches visibles, larges et colorées qui caractérisent ses portraits, construits comme des mises en scène décoratives sur fond textile.
Musée de Montmartre
SUZANNE VALADON (1865-1938). Portrait de Maurice Utrillo, 1921 Huile sur papier marouflé sur toile Musée Utrillo-Valadon, collection de la Ville de Sannois, Val-d’Oise Dépôt au musée de Montmartre.
Ces trois tableaux de Valadon témoignent de la variété et de l'audace de sa production, et des liens affectifs et créatifs que la peintre entretient avec Maurice Utrillo et André Utter. S'attaquant à tous les genres picturaux traditionnels, elle dépoussiéré autant le portrait bourgeois que la nature morte et le paysage qu'elle pratique intensément à la fin de sa carrière. Dans un intérieur aux lignes construites et dynamiques, elle saisit son fils Maurice en artiste dandy, vêtu d’un costume et palette à la main. Son modèle prend vie grâce aux touches visibles, larges et colorées qui caractérisent ses portraits, construits comme des mises en scène décoratives sur fond textile.
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<center>Musée de Montmartre</center>SUZANNE VALADON (1865-1938)
Nature morte aux fleurs et à l'ananas, 1922
Huile sur toile
Collection Maryse et Max Maréchal Dépôt au musée de Montmartre. La Nature morte aux fleurs et à l’ananas apparaît ainsi comme une transposition de ce procédé aux choses de la nature. C’est d’ailleurs cette dernière et ses effets qu’elle place au centre de son art, particulièrement au sein de ses paysages et du Jardin de la rue Cortot.
Musée de Montmartre
SUZANNE VALADON (1865-1938) Nature morte aux fleurs et à l'ananas, 1922 Huile sur toile Collection Maryse et Max Maréchal Dépôt au musée de Montmartre. La Nature morte aux fleurs et à l’ananas apparaît ainsi comme une transposition de ce procédé aux choses de la nature. C’est d’ailleurs cette dernière et ses effets qu’elle place au centre de son art, particulièrement au sein de ses paysages et du Jardin de la rue Cortot.
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<center>Musée de Montmartre</center>SUZANNE VALADON (1865-1938). Le Jardin de la rue Cortot, 1928
Huile sur toile
Musée Utrillo-Valadon, collection de la Ville de Sannois, Val-d’Oise Dépôt au musée de Montmartre. Représentant ici la maison du Bel Air - dans laquelle nous nous trouvons - elle choisit un motif familier que son compagnon Utter traitera à son tour dans les années 1930 (Le Jardin du 12, rue Cortot, collection de la Ville de Sannois, en dépôt au musée de Montmartre).
Musée de Montmartre
SUZANNE VALADON (1865-1938). Le Jardin de la rue Cortot, 1928 Huile sur toile Musée Utrillo-Valadon, collection de la Ville de Sannois, Val-d’Oise Dépôt au musée de Montmartre. Représentant ici la maison du Bel Air - dans laquelle nous nous trouvons - elle choisit un motif familier que son compagnon Utter traitera à son tour dans les années 1930 (Le Jardin du 12, rue Cortot, collection de la Ville de Sannois, en dépôt au musée de Montmartre).
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<center>Musée de Montmartre</center>ANDRÉ UTTER 0886-1948)
Nature morte aux fleurs, vers 1919-1920
Huile sur toile
Collection Maryse et Max Maréchal Dépôt au Musée de Montmartre.
Autodidacte, comme son épouse Suzanne Valadon, André Utter fréquente le Lapin Agile, célébré lieu de rendez-vous des artistes d’avant-garde, ainsi que le Bateau-Lavoir où il côtoie entre autres Max Jacob et André Salmon. Ses recherches formelles le rapprochent de Modigliani, Derain, Picasso.
Cette Nature morte aux fleurs est exemplaire de l'influence de Cézanne et des cubistes sur l’œuvre d’Utter, qui retient le dynamisme des compositions, la fermeté du dessin et la géométrisation des objets. Les tons vifs sont également caractéristiques de la manière de l’artiste.
Musée de Montmartre
ANDRÉ UTTER 0886-1948) Nature morte aux fleurs, vers 1919-1920 Huile sur toile Collection Maryse et Max Maréchal Dépôt au Musée de Montmartre. Autodidacte, comme son épouse Suzanne Valadon, André Utter fréquente le Lapin Agile, célébré lieu de rendez-vous des artistes d’avant-garde, ainsi que le Bateau-Lavoir où il côtoie entre autres Max Jacob et André Salmon. Ses recherches formelles le rapprochent de Modigliani, Derain, Picasso. Cette Nature morte aux fleurs est exemplaire de l'influence de Cézanne et des cubistes sur l’œuvre d’Utter, qui retient le dynamisme des compositions, la fermeté du dessin et la géométrisation des objets. Les tons vifs sont également caractéristiques de la manière de l’artiste.
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<center>Musée de Montmartre</center>Maximilian LUCE (1858-1941)
Saint-Tropez, 1897
Lithographie en couleurs sur papier Chine appliqué sur vélin Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Indivision Petiet, 2023. <br>
Retrouvez dans notre exposition permanente Maximilien Luce, l'instinct du paysage (21 mars - 14 septembre 2025) l’huile sur toile Le Port de Saint-Tropez, peinte en 1893, et qui a donné lieu à cette lithographie quatre ans plus tard. L’artiste aimait reprendre certains sujets de ses œuvres peintes en chromolithographie. Le travail est complexe car l’artiste doit encrer une matrice de pierre par couleur puis y apposer la feuille successivement pour obtenir les différentes teintes.
Musée de Montmartre
Maximilian LUCE (1858-1941) Saint-Tropez, 1897 Lithographie en couleurs sur papier Chine appliqué sur vélin Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Indivision Petiet, 2023.
Retrouvez dans notre exposition permanente Maximilien Luce, l'instinct du paysage (21 mars - 14 septembre 2025) l’huile sur toile Le Port de Saint-Tropez, peinte en 1893, et qui a donné lieu à cette lithographie quatre ans plus tard. L’artiste aimait reprendre certains sujets de ses œuvres peintes en chromolithographie. Le travail est complexe car l’artiste doit encrer une matrice de pierre par couleur puis y apposer la feuille successivement pour obtenir les différentes teintes.
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<center>Musée de Montmartre</center>MAURICE UTRILLO (1883-1955)
L’Ancien Maquis à Montmartre, vers 1919
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Ancienne collection Pierre Levasseur Acquisition par préemption, 2018.<br>
Le maquis, vaste terrain vague situé entre le Moulin de la Galette, la rue Caulaincourt, et le Lapin Agile, disparaît au profit de l’urbanisation de Montmartre dans les années 1910. Utrillo rend ici un hommage à son ancien quartier, par la vivacité des couleurs et la précision de la composition. Le sujet est caractéristique des réflexions de l’artiste sur le pittoresque comme modalité d’expression de la modernité et de son identification personnelle à la décrépitude qu’il dépeint.
Musée de Montmartre
MAURICE UTRILLO (1883-1955) L’Ancien Maquis à Montmartre, vers 1919 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Ancienne collection Pierre Levasseur Acquisition par préemption, 2018.
Le maquis, vaste terrain vague situé entre le Moulin de la Galette, la rue Caulaincourt, et le Lapin Agile, disparaît au profit de l’urbanisation de Montmartre dans les années 1910. Utrillo rend ici un hommage à son ancien quartier, par la vivacité des couleurs et la précision de la composition. Le sujet est caractéristique des réflexions de l’artiste sur le pittoresque comme modalité d’expression de la modernité et de son identification personnelle à la décrépitude qu’il dépeint.
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<center>Musée de Montmartre</center>CHARLES CAMOIN 0879-1965). La Maison de Paco Durrio dans le Maquis, 1927
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.3572
Don de Lola Camoin 1973
Restauration réalisée en 2023 grâce au soutien de la DRAC Ile-de-France
Arrivé à Pans en 1898, Camoin suit les cours de Gustave Moreau à FEcole nationale des Beaux-arts. Il s’installe à Montmartre dès 1907 : en 1908, il loue un atelier au 14, rue Cortot ; entre 1910 et 1925, il vit au 46, rue Lepic ; il s’établit finalement au 2 bis, avenue Junot où il habite jusqu’à sa mort, alternant avec son logement de Saint-Tropez.
Proche de Matisse et de Marquet, il partage avec les fauves des spécificités formelles communes (simplification des formes, autonomisation relative de la couleur et aplantssement de Vespace). Toutefois, il s’en distingue par son refus de la théonsation, sa rigueur constructrice et sa spontanéité créatrice.
Cette oeuvre, caractéristique de la période d'après-guerre du peintre, représente Paco Dumo, sculpteur espagnol de la bonde de Picasso, établi dans Tancien maquis de Montmartre.
Musée de Montmartre
CHARLES CAMOIN 0879-1965). La Maison de Paco Durrio dans le Maquis, 1927 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.3572 Don de Lola Camoin 1973 Restauration réalisée en 2023 grâce au soutien de la DRAC Ile-de-France Arrivé à Pans en 1898, Camoin suit les cours de Gustave Moreau à FEcole nationale des Beaux-arts. Il s’installe à Montmartre dès 1907 : en 1908, il loue un atelier au 14, rue Cortot ; entre 1910 et 1925, il vit au 46, rue Lepic ; il s’établit finalement au 2 bis, avenue Junot où il habite jusqu’à sa mort, alternant avec son logement de Saint-Tropez. Proche de Matisse et de Marquet, il partage avec les fauves des spécificités formelles communes (simplification des formes, autonomisation relative de la couleur et aplantssement de Vespace). Toutefois, il s’en distingue par son refus de la théonsation, sa rigueur constructrice et sa spontanéité créatrice. Cette oeuvre, caractéristique de la période d'après-guerre du peintre, représente Paco Dumo, sculpteur espagnol de la bonde de Picasso, établi dans Tancien maquis de Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>MAURICE UTRILLO (1883-1955)
Place Pigalle, 1910
Huile sur bois
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. 2008.1.1. <br>
Maurice Utrillo, fils de Suzanne Valadon et de père inconnu, est reconnu en 1891 par Miquel Utrillo (1862-1934), peintre, critique d’art et ingénieur espagnol. Autodidacte, il pratique la peinture sans aucun académisme. Il représente Montmartre, un monde sans visage, à travers des paysages urbains vides, souvent composés à partir de cartes postales, comme l’illustre Place Pigalle. Le blanc des immeubles, le bleu du ciel et la fontaine font de la place un lieu paisible. La touche domine la toile comme chez les impressionnistes ou encore Pissarro qu’Utrillo admirait tant.
Place Pigalle fait partie de la période blanche d’Utrillo, durant laquelle il mêle à ses couleurs du plâtre obtenu â partir du gypse des carrières de Montmartre. Celle-ci, la plus célèbre de son œuvre, se caractérise par des tons blancs et un espace vidé de toute présence, ne laissant aucun soupçon relatif aux tourments du jeune peintre qui souffrait d’alcoolisme.
Musée de Montmartre
MAURICE UTRILLO (1883-1955) Place Pigalle, 1910 Huile sur bois Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. 2008.1.1.
Maurice Utrillo, fils de Suzanne Valadon et de père inconnu, est reconnu en 1891 par Miquel Utrillo (1862-1934), peintre, critique d’art et ingénieur espagnol. Autodidacte, il pratique la peinture sans aucun académisme. Il représente Montmartre, un monde sans visage, à travers des paysages urbains vides, souvent composés à partir de cartes postales, comme l’illustre Place Pigalle. Le blanc des immeubles, le bleu du ciel et la fontaine font de la place un lieu paisible. La touche domine la toile comme chez les impressionnistes ou encore Pissarro qu’Utrillo admirait tant. Place Pigalle fait partie de la période blanche d’Utrillo, durant laquelle il mêle à ses couleurs du plâtre obtenu â partir du gypse des carrières de Montmartre. Celle-ci, la plus célèbre de son œuvre, se caractérise par des tons blancs et un espace vidé de toute présence, ne laissant aucun soupçon relatif aux tourments du jeune peintre qui souffrait d’alcoolisme.
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>OTHON FRIESZ (1879-1949)
Escale ou Le Marin, 1927
Lithographie, épreuve sur vélin blanc fort
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Don Indivision Petiet 2023. <br>
Comme Dufy, Othon Friesz se forme d’abord à l’Ecole municipale des Beaux-arts du Havre avant de gagner Paris en 1897 où il entre à l’École nationale des Beaux-arts dans l’atelier de Léon Bonnat. Installé avec son ami Dufy au 12, rue Cortot entre 1900 et 1901, il quitte l’atelier au début de son service militaire en 1902.
D’abord, marqué par l’impressionnisme, Friesz se rallie a partir de l’hiver 1906-1907 au fauvisme et à son usage débridé de la couleur, dont il est considéré comme l’un des chefs de file par ses contemporains. Toutefois, il se démarque des autres peintres fauves par l’usage d’une ligne calligraphique, la stricte simplification des formes et une stylisation poussée de son sujet, frôlant l’abstraction. Après la Première Guerre mondiale, Friesz adopte un style plus traditionnel et traite des sujets classiques, dans la lignée de Maurice Denis et d'Émile Bernard.
Musée de Montmartre
OTHON FRIESZ (1879-1949) Escale ou Le Marin, 1927 Lithographie, épreuve sur vélin blanc fort Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre Don Indivision Petiet 2023.
Comme Dufy, Othon Friesz se forme d’abord à l’Ecole municipale des Beaux-arts du Havre avant de gagner Paris en 1897 où il entre à l’École nationale des Beaux-arts dans l’atelier de Léon Bonnat. Installé avec son ami Dufy au 12, rue Cortot entre 1900 et 1901, il quitte l’atelier au début de son service militaire en 1902. D’abord, marqué par l’impressionnisme, Friesz se rallie a partir de l’hiver 1906-1907 au fauvisme et à son usage débridé de la couleur, dont il est considéré comme l’un des chefs de file par ses contemporains. Toutefois, il se démarque des autres peintres fauves par l’usage d’une ligne calligraphique, la stricte simplification des formes et une stylisation poussée de son sujet, frôlant l’abstraction. Après la Première Guerre mondiale, Friesz adopte un style plus traditionnel et traite des sujets classiques, dans la lignée de Maurice Denis et d'Émile Bernard.
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<center>Musée de Montmartre</center>OTHON FRIESZ (1879-1949)
Le Port, non daté Huile sur toile Collection particulière
Musée de Montmartre
OTHON FRIESZ (1879-1949) Le Port, non daté Huile sur toile Collection particulière
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<center>Musée de Montmartre</center>DEMETRIUS GALANIS (1879-1970)
La Lampe, non daté
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.3560.P
Musée de Montmartre
DEMETRIUS GALANIS (1879-1970) La Lampe, non daté Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.3560.P
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<center>Musée de Montmartre</center>ÉMILE BERNARD (1868-1941)
Autoportrait, 1939
Huile sur carton
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.3624
Don de la famille Bernard. <br>
Originaire de Lille, Emile Bernard intègre l’atelier Cormon,
104 Boulevard de Clichy, à Tige de 16 ans. C’est là qu’il rencontre Anquetin et Toulouse-Lautrec, qui l’initient à la vie bohème de Montmartre. Peintre, graveur, critique d’art et écrivain, Bernard expose avec Van Gogh pendant l’hiver 1886-1887. Avec Gauguin il formule les principes du cloisonnisme et du synthétisme. Pilier de l’avant-garde parisienne, il fonde avec ce dernier l’école de Pont- Aven. Sa carrière connaît les essors de l’Orientalisme, l’influence de Cézanne et un retour au classicisme qui caractérise les premières décennies du XXe siècle. Ses toiles, ainsi que ses gravures sont empreintes de spiritualité. Excellent portraitiste, il se rend a Venise en 1903 où il connaît l’œuvre de Titien et Tintoretto. L’influence de ces maîtres est particulièrement évidente dans l’autoportrait présenté ici. Avec les attributs de sa profession - la blouse et la tablette - Bernard jaillit sur un fonds noir, mis en majesté par une draperie qui rappelle les portraits d’apparat de la Renaissance.
Musée de Montmartre
ÉMILE BERNARD (1868-1941) Autoportrait, 1939 Huile sur carton Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.3624 Don de la famille Bernard.
Originaire de Lille, Emile Bernard intègre l’atelier Cormon, 104 Boulevard de Clichy, à Tige de 16 ans. C’est là qu’il rencontre Anquetin et Toulouse-Lautrec, qui l’initient à la vie bohème de Montmartre. Peintre, graveur, critique d’art et écrivain, Bernard expose avec Van Gogh pendant l’hiver 1886-1887. Avec Gauguin il formule les principes du cloisonnisme et du synthétisme. Pilier de l’avant-garde parisienne, il fonde avec ce dernier l’école de Pont- Aven. Sa carrière connaît les essors de l’Orientalisme, l’influence de Cézanne et un retour au classicisme qui caractérise les premières décennies du XXe siècle. Ses toiles, ainsi que ses gravures sont empreintes de spiritualité. Excellent portraitiste, il se rend a Venise en 1903 où il connaît l’œuvre de Titien et Tintoretto. L’influence de ces maîtres est particulièrement évidente dans l’autoportrait présenté ici. Avec les attributs de sa profession - la blouse et la tablette - Bernard jaillit sur un fonds noir, mis en majesté par une draperie qui rappelle les portraits d’apparat de la Renaissance.
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<center>Musée de Montmartre</center>LUCIEN MATHELIN (1905-1981)
Atelier de Démétrius Galanis, 12, rue Cortot, 1946 Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
Musée de Montmartre
LUCIEN MATHELIN (1905-1981) Atelier de Démétrius Galanis, 12, rue Cortot, 1946 Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>FRANCISQUE POULBOT (1879-1946)
Bout de Bibi joue avec les quilles ou Gamin au bouquet de fleurs, 1918
Lithographie (affiche entoilée)
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.3838
Installé avec ses parents instituteurs à Saint-Ouen, Poulbot publie son premier dessin à l’âge de seize ans dans la revue Le Pêle-Mêle.
Il renonce aux Beaux- Arts, mais continue à collaborer avec diverses revues illustrées et se lie d’amitié avec Willette et Steinlen qui influencent sa formation. En 1901, Poulbot s’installe définitivement à Montmartre, dans le maquis, puis il séjourne brièvement au 12, rue Cortot en 1911. Il apprend la gravure avec Delâtre et jusqu’en 1905 acquiert une maîtrise des techniques graphiques, notamment de la lithographie. L’artiste crée souvent des affiches destinées à la publicité ayant pour thème les enfants des milieux populaires, dénommés « Poulbots » depuis 1910. Il s’est par ailleurs engagé auprès des enfants défavorisés de Montmartre en y ouvrant un dispensaire avec son ami Willette.
Musée de Montmartre
FRANCISQUE POULBOT (1879-1946) Bout de Bibi joue avec les quilles ou Gamin au bouquet de fleurs, 1918 Lithographie (affiche entoilée) Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.3838 Installé avec ses parents instituteurs à Saint-Ouen, Poulbot publie son premier dessin à l’âge de seize ans dans la revue Le Pêle-Mêle. Il renonce aux Beaux- Arts, mais continue à collaborer avec diverses revues illustrées et se lie d’amitié avec Willette et Steinlen qui influencent sa formation. En 1901, Poulbot s’installe définitivement à Montmartre, dans le maquis, puis il séjourne brièvement au 12, rue Cortot en 1911. Il apprend la gravure avec Delâtre et jusqu’en 1905 acquiert une maîtrise des techniques graphiques, notamment de la lithographie. L’artiste crée souvent des affiches destinées à la publicité ayant pour thème les enfants des milieux populaires, dénommés « Poulbots » depuis 1910. Il s’est par ailleurs engagé auprès des enfants défavorisés de Montmartre en y ouvrant un dispensaire avec son ami Willette.
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<center>Musée de Montmartre</center>FRANCISQUE POULBOT (1879-1946)
Les Hommes du jour, vers 1900
Lithographie, avant la lettre (affiche entoilée)
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.5234
Musée de Montmartre
FRANCISQUE POULBOT (1879-1946) Les Hommes du jour, vers 1900 Lithographie, avant la lettre (affiche entoilée) Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre, inv. A.5234
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<center>Musée de Montmartre</center>ANDRÉ UTTER (1886-1948)
Portrait de Suzanne Valadon, non daté
Mine de plomb et fusain sur papier
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
Musée de Montmartre
ANDRÉ UTTER (1886-1948) Portrait de Suzanne Valadon, non daté Mine de plomb et fusain sur papier Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>LUCIEN GUIRAND DE SCÉVOLA (1871-1950)
Edgar Degas et Suzanne Valadon au cabaret des Quat’z’Arts,
1895-1900
Crayon, encre et gouache sur papier Weisman & Michel Collection.<br>
Le chansonnier François Trombert ouvre en 1893 le cabaret des Qua’z’Arts au 62, boulevard de Clichy. Il choisit de le nommer d’après le bal annuel de l’Ecole des Beaux-arts, lui octroyant ainsi une notoriété immédiate tout en l’établissant comme un cabaret artistique. Scévola est le principal illustrateur du journal éponyme publié par te cabaret, il réalise de nombreux portraits des figures littéraires et artistiques qui le fréquentent, ainsi que des dessins non publiés à l’instar de cette œuvre. On y découvre l’habituée du cabaret Suzanne Valadon en compagnie de son ami, Edgar Degas. Cette image rare rassemble l’apprentie et son mentor autour d’un verre, au sein du cabaret proche de leurs appartements respectifs.
Musée de Montmartre
LUCIEN GUIRAND DE SCÉVOLA (1871-1950) Edgar Degas et Suzanne Valadon au cabaret des Quat’z’Arts, 1895-1900 Crayon, encre et gouache sur papier Weisman & Michel Collection.
Le chansonnier François Trombert ouvre en 1893 le cabaret des Qua’z’Arts au 62, boulevard de Clichy. Il choisit de le nommer d’après le bal annuel de l’Ecole des Beaux-arts, lui octroyant ainsi une notoriété immédiate tout en l’établissant comme un cabaret artistique. Scévola est le principal illustrateur du journal éponyme publié par te cabaret, il réalise de nombreux portraits des figures littéraires et artistiques qui le fréquentent, ainsi que des dessins non publiés à l’instar de cette œuvre. On y découvre l’habituée du cabaret Suzanne Valadon en compagnie de son ami, Edgar Degas. Cette image rare rassemble l’apprentie et son mentor autour d’un verre, au sein du cabaret proche de leurs appartements respectifs.
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<center>Musée de Montmartre</center>ANONYME
Suzanne Valadon posant nue, non datée
Huile sur toile
Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
Musée de Montmartre
ANONYME Suzanne Valadon posant nue, non datée Huile sur toile Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre.
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<center>Musée de Montmartre</center>SUZANNE VALADON (1865-1938)
Bal au Gymnase : L’Aide Amicale aux Artistes, 1927
Lithographie
Weisman & Michel Collection.<br>
Valadon réalise cette lithographie pour l’affiche du bal caritatif organisé par l’Aide Amicale aux Artistes, association active pendant une dizaine d’années à partir de 1921 qui finance les artistes par un système d’achat anticipé de leurs œuvres. Les affiches, réalisées par des artistes membres comme Othon Friesz ou Foujita, sont habituellement à l’image des bals annuels, festifs et hauts en couleurs. Valadon choisit ici la sobriété du modèle nu qui adopte la pose du contrapposto, ce léger déhanché originaire des sculptures antiques. Valadon a pu s’inspirer de sa carrière de modèle puisqu’elle a elle-même posé ainsi à plusieurs reprises. Le jeu de miroir entre cette figure anonyme et l’artiste va plus loin : avec sa palette et les fleurs qui jaillissent de son pinceau, le modèle est devenu peintre sous nos yeux tout comme Valadon.
Musée de Montmartre
SUZANNE VALADON (1865-1938) Bal au Gymnase : L’Aide Amicale aux Artistes, 1927 Lithographie Weisman & Michel Collection.
Valadon réalise cette lithographie pour l’affiche du bal caritatif organisé par l’Aide Amicale aux Artistes, association active pendant une dizaine d’années à partir de 1921 qui finance les artistes par un système d’achat anticipé de leurs œuvres. Les affiches, réalisées par des artistes membres comme Othon Friesz ou Foujita, sont habituellement à l’image des bals annuels, festifs et hauts en couleurs. Valadon choisit ici la sobriété du modèle nu qui adopte la pose du contrapposto, ce léger déhanché originaire des sculptures antiques. Valadon a pu s’inspirer de sa carrière de modèle puisqu’elle a elle-même posé ainsi à plusieurs reprises. Le jeu de miroir entre cette figure anonyme et l’artiste va plus loin : avec sa palette et les fleurs qui jaillissent de son pinceau, le modèle est devenu peintre sous nos yeux tout comme Valadon.
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<center>Musée de Montmartre</center>SUZANNE VALADON (1865-1938)
Etude pour Portraits de famille, vers 1912
Pierre noire sur papier
Musée Utrillo-Valadon, collection de la ville de Sannois, Val-d’Ois
inv. MSVT 1995.133
Dépôt au Musée de Montmartre
Avec cette étude pour le tableau du même nom (Paris, musée d’Orsay), Valadon livre une composition symbolique évoquant les âges de la vie et héritée des tableaux de la Renaissance, notamment du Parmesan. Accompagnée d’Utter, de son fils Utrillo - dont les corps campent une diagonale - et de sa mère Madeleine, elle affronte seule le regard du spectateur et place sur sa poitrine sa main, qui se détache plastiquement du reste de l’œuvre Dans une pose évoquant l’iconographie religieuse, Valadon se présente ici comme une artiste qui appréhende le monde au prisme de sa réalité et de ses références personnelles. Devenue son propre modèle, elle affirme dans cet autoportrait son plein statut de créatrice
Musée de Montmartre
SUZANNE VALADON (1865-1938) Etude pour Portraits de famille, vers 1912 Pierre noire sur papier Musée Utrillo-Valadon, collection de la ville de Sannois, Val-d’Ois inv. MSVT 1995.133 Dépôt au Musée de Montmartre Avec cette étude pour le tableau du même nom (Paris, musée d’Orsay), Valadon livre une composition symbolique évoquant les âges de la vie et héritée des tableaux de la Renaissance, notamment du Parmesan. Accompagnée d’Utter, de son fils Utrillo - dont les corps campent une diagonale - et de sa mère Madeleine, elle affronte seule le regard du spectateur et place sur sa poitrine sa main, qui se détache plastiquement du reste de l’œuvre Dans une pose évoquant l’iconographie religieuse, Valadon se présente ici comme une artiste qui appréhende le monde au prisme de sa réalité et de ses références personnelles. Devenue son propre modèle, elle affirme dans cet autoportrait son plein statut de créatrice
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<center>Musée de Montmartre</center>SUZANNE VALADON (1865-1938) 
Autoportrait au miroir, 1927
Huile sur carton
Musée Utrillo-Valadon, collection de la Ville de Sannois, Val-d’Oise,
inv. MSVT 1995.1.32
Dépôt au musée de Montmartre
Musée de Montmartre
SUZANNE VALADON (1865-1938) Autoportrait au miroir, 1927 Huile sur carton Musée Utrillo-Valadon, collection de la Ville de Sannois, Val-d’Oise, inv. MSVT 1995.1.32 Dépôt au musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>SUZANNE VALADON (1865-1938) 
Planches du « Portfolio de 18 lithographies », 1895-1908
Grand-mère et enfant
Femmes s’essuyant
Catherine nue se coiffant
La toilette des enfants dans le jardin
Adèle préparant le tub et Ketty aux bras levés
Louise nue sur le canapé. Vernis mou et eau-forte sur papier vélin blanc Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
Musée de Montmartre
SUZANNE VALADON (1865-1938) Planches du « Portfolio de 18 lithographies », 1895-1908 Grand-mère et enfant Femmes s’essuyant Catherine nue se coiffant La toilette des enfants dans le jardin Adèle préparant le tub et Ketty aux bras levés Louise nue sur le canapé. Vernis mou et eau-forte sur papier vélin blanc Musée de Montmartre, collection Le Vieux Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>SUZANNE VALADON (1865-1938) 
Nu assis, 1920
Fusain et pastel sur papier Weisman & Michel Collection.
Musée de Montmartre
SUZANNE VALADON (1865-1938) Nu assis, 1920 Fusain et pastel sur papier Weisman & Michel Collection.
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<center>Musée de Montmartre</center>ANDRE UTTER (1886-1948)
Nu assis, 1917
 Nu au baldaquin, 1919
 Nu à la serviette, 1928
 Huile sur toile
 Collection Maryse et Max Maréchal. Dépôt au Musée de Montmartre. <br>
 Peintre autodidacte, André Utter aborde la peinture du nu avec une monumentalité qui n'est pas sans rappeler la tradition académique. Si, par leurs attitudes, les figures de ces modèles évoquent les études anatomiques fondamentales dans la formation de tout peintre, leur forme hiératique témoigne des influences cubistes et d'un déplacement de la simple fidélité à la nature. Il est possible que Suzanne Valadon ait servi de modèle pour le Nu assis, réalisé pendant les années où Valadon, Utrillo et Utter vivaient ensemble au 12 rue Cortot. Sa draperie Bordeaux, et plus encore l'imposante draperie du Nu au baldaquin, s'inscrivent dans l'héritage artistique de la Renaissance et participent à la sacralisation du corps féminin.
Musée de Montmartre
ANDRE UTTER (1886-1948) Nu assis, 1917 Nu au baldaquin, 1919 Nu à la serviette, 1928 Huile sur toile Collection Maryse et Max Maréchal. Dépôt au Musée de Montmartre.
Peintre autodidacte, André Utter aborde la peinture du nu avec une monumentalité qui n'est pas sans rappeler la tradition académique. Si, par leurs attitudes, les figures de ces modèles évoquent les études anatomiques fondamentales dans la formation de tout peintre, leur forme hiératique témoigne des influences cubistes et d'un déplacement de la simple fidélité à la nature. Il est possible que Suzanne Valadon ait servi de modèle pour le Nu assis, réalisé pendant les années où Valadon, Utrillo et Utter vivaient ensemble au 12 rue Cortot. Sa draperie Bordeaux, et plus encore l'imposante draperie du Nu au baldaquin, s'inscrivent dans l'héritage artistique de la Renaissance et participent à la sacralisation du corps féminin.
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<center>Musée de Montmartre</center>THÉOPHILE-ALEXANDRE STEINLEN (1859-1923)
Masseida nue allongée sur un divan, vers 1911
Pastel sur papier
Weisman & Michel Collection <br>Masseïda, femme d'origine Bambara (Afrique de l'Ouest), devient la gouvernante du peintre franco-suisse en 1910, ainsi qu'un de ses modèles récurrents. Dans ses portraits, Steinlen détourne les codes de représentation traditionnels des modèles noirs, hérités de l'ère coloniale et des notions d'exotisme et de primitivisme. L'artiste confère à Masseida une dignité inédite, signe de la relation de respect entre l'artiste et son modèle. Son corps est confortablement installé sur les coussins et non lascif, offert au regard. Masseida relève la tête et regarde droit devant elle, en direction du peintre et du spectateur : elle est le sujet principal de cette étude, et non plus la dame de compagnie au second plan comme dans la tradition héritée de la Vénus d’Urbin de Titien (1538) et perpétuée par Olympia de Manet (1863).
Musée de Montmartre
THÉOPHILE-ALEXANDRE STEINLEN (1859-1923) Masseida nue allongée sur un divan, vers 1911 Pastel sur papier Weisman & Michel Collection
Masseïda, femme d'origine Bambara (Afrique de l'Ouest), devient la gouvernante du peintre franco-suisse en 1910, ainsi qu'un de ses modèles récurrents. Dans ses portraits, Steinlen détourne les codes de représentation traditionnels des modèles noirs, hérités de l'ère coloniale et des notions d'exotisme et de primitivisme. L'artiste confère à Masseida une dignité inédite, signe de la relation de respect entre l'artiste et son modèle. Son corps est confortablement installé sur les coussins et non lascif, offert au regard. Masseida relève la tête et regarde droit devant elle, en direction du peintre et du spectateur : elle est le sujet principal de cette étude, et non plus la dame de compagnie au second plan comme dans la tradition héritée de la Vénus d’Urbin de Titien (1538) et perpétuée par Olympia de Manet (1863).
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<center>Musée de Montmartre</center>
Musée de Montmartre
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<center>Musée de Montmartre</center>ALBERT GUILLAUME (1873-1942)
Album « Tristes et gaies », vers 1900
Chanson du Modèle
Charme d’amour
Chanson du spectre
Trahison
Crayon, aquarelle et fusain sur papier Weisman & Michel Collection
Musée de Montmartre
ALBERT GUILLAUME (1873-1942) Album « Tristes et gaies », vers 1900 Chanson du Modèle Charme d’amour Chanson du spectre Trahison Crayon, aquarelle et fusain sur papier Weisman & Michel Collection
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<center>Musée de Montmartre</center>L’atelier-appartement de Suzanne Valadon.
Musée de Montmartre
L’atelier-appartement de Suzanne Valadon.
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<center>Atelier de Suzanne Valadon.</center>Également inauguré le 17 octobre 2014, cet atelier-appartement a aujourd’hui été reconstitué au plus près de ce qu’il était à l’époque. Pour donner vie à cette reconstitution, le musée a fait appel au créateur et designer Hubert le Gall, scénographe ayant également travaillé pour le musée d’Orsay, le musée de l’Orangerie ou encore le musée Jacquemart André.
Atelier de Suzanne Valadon.
Également inauguré le 17 octobre 2014, cet atelier-appartement a aujourd’hui été reconstitué au plus près de ce qu’il était à l’époque. Pour donner vie à cette reconstitution, le musée a fait appel au créateur et designer Hubert le Gall, scénographe ayant également travaillé pour le musée d’Orsay, le musée de l’Orangerie ou encore le musée Jacquemart André.
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<center>Atelier de Suzanne Valadon.</center>Pour rester fidèle à l’atmosphère du lieu, un méthodique travail d’archive a été entrepris à partie de photographies, de lettres et écrits d’époque, ainsi qu’une analyse méticuleuse des œuvres dans lesquelles Suzanne Valadon incorporait des éléments de décor. Cela a permis de retrouver des meubles typiques de l’époque et de se réapproprier les volumes initiaux de la pièce.
Atelier de Suzanne Valadon.
Pour rester fidèle à l’atmosphère du lieu, un méthodique travail d’archive a été entrepris à partie de photographies, de lettres et écrits d’époque, ainsi qu’une analyse méticuleuse des œuvres dans lesquelles Suzanne Valadon incorporait des éléments de décor. Cela a permis de retrouver des meubles typiques de l’époque et de se réapproprier les volumes initiaux de la pièce.
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<center>Atelier de Suzanne Valadon.</center>
Atelier de Suzanne Valadon.
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<center>Atelier de Suzanne Valadon.</center>Le poêle a repris sa place.
Atelier de Suzanne Valadon.
Le poêle a repris sa place.
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<center>Atelier de Suzanne Valadon.</center>La maison du Bel-Air, construite en 1660, abrite les collections permanentes du musée.
Atelier de Suzanne Valadon.
La maison du Bel-Air, construite en 1660, abrite les collections permanentes du musée.
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<center>Atelier de Suzanne Valadon.</center>
Atelier de Suzanne Valadon.
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<center>Appartement de Suzanne Valadon.</center>SUZANNE VALADON, 1920
Appartement de Suzanne Valadon.
SUZANNE VALADON, 1920
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<center>Appartement de Suzanne Valadon.</center>SUZANNE VALADON, 1883
Appartement de Suzanne Valadon.
SUZANNE VALADON, 1883
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<center>Appartement de Suzanne Valadon.</center>Chambre de Maurice Utrillo
Appartement de Suzanne Valadon.
Chambre de Maurice Utrillo
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Appartement de Suzanne Valadon.
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<center>Appartement de Suzanne Valadon.</center>
Appartement de Suzanne Valadon.
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<center>Appartement de Suzanne Valadon.</center>SUZANNE VALADON, 1921.
Appartement de Suzanne Valadon.
SUZANNE VALADON, 1921.
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<center>Appartement de Suzanne Valadon.</center>Maurice Utrillo.
Appartement de Suzanne Valadon.
Maurice Utrillo.
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Appartement de Suzanne Valadon.
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Appartement de Suzanne Valadon.
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<center>Appartement de Suzanne Valadon.</center>
Appartement de Suzanne Valadon.
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<center>Les égouts de Paris.</center>
Les égouts de Paris.
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<center>Les égouts de Paris.</center>
Les égouts de Paris.
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<center>Les égouts de Paris.</center>
Les égouts de Paris.
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<center>Les égouts de Paris.</center>Eugène Belgrand, Ingénieur, 1810 - 1878.
Les égouts de Paris.
Eugène Belgrand, Ingénieur, 1810 - 1878.
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Les égouts de Paris.
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Les égouts de Paris.
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<center>Les égouts de Paris.</center>BATEAU-VANNE.
Maquette d'un bateau vanne et de ses composantes permettant l’entretien des collecteurs principaux. Bois et métal. J Belgrand a conçu un système 1 d'assainissement complet, couplant à chaque ouvrage l'engin de maintenance le plus adapté. Ainsi, le bateau-vanne est dédié au curage d'un collecteur de grande
Les égouts de Paris.
BATEAU-VANNE. Maquette d'un bateau vanne et de ses composantes permettant l’entretien des collecteurs principaux. Bois et métal. J Belgrand a conçu un système 1 d'assainissement complet, couplant à chaque ouvrage l'engin de maintenance le plus adapté. Ainsi, le bateau-vanne est dédié au curage d'un collecteur de grande
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