Expo BEAUX ARTS : Esprit du Trait.

<center>La pêche au Gangui</center>J.Francis Auburtin. Jean Francis Auburtin (Paris, 1866-Dieppe, 1930) est proche de Puvis de Chavannes, rencontré en 1895, auteur des deux célèbres toiles du grand escalier du musée des Beaux-Arts, aile gauche du Palais Longchamp, Marseille Colonie grecque et Marseille Porte de l’Orient (1869). C’est peut-être à lui qu’Auburtin doit la commande pour le Muséum de deux sujets marseillais, cette scène et son pendant, La calanque (1900, signée et datée en bas à gauche). On décèle dans ces deux compositions l’influence de Puvis de Chavannes pour La calanque et celle du japonisme pour la scène de pêche : cadrage audacieux, premier plan oblique, motif tronqué, palette intense et limitée, traitement graphique des vagues. « Il convient de qualifier d’eissaugue le filet qui présente ici deux poignées de cordage gainées de cuir alors que le gangui comporte une barre en bois ou métal qui glisse sur le fond, surmontée d’un arceau métallique qui tient grande ouverte la bouche du filet. De surcroît, le filet de gangui est gréé sur le mât au moment de le hisser à bord, ce qui n’est pas le cas dans ce tableau.
Les bateaux représentés sont deux mourre-de-pouar ».
La pêche au Gangui
J.Francis Auburtin. Jean Francis Auburtin (Paris, 1866-Dieppe, 1930) est proche de Puvis de Chavannes, rencontré en 1895, auteur des deux célèbres toiles du grand escalier du musée des Beaux-Arts, aile gauche du Palais Longchamp, Marseille Colonie grecque et Marseille Porte de l’Orient (1869). C’est peut-être à lui qu’Auburtin doit la commande pour le Muséum de deux sujets marseillais, cette scène et son pendant, La calanque (1900, signée et datée en bas à gauche). On décèle dans ces deux compositions l’influence de Puvis de Chavannes pour La calanque et celle du japonisme pour la scène de pêche : cadrage audacieux, premier plan oblique, motif tronqué, palette intense et limitée, traitement graphique des vagues. « Il convient de qualifier d’eissaugue le filet qui présente ici deux poignées de cordage gainées de cuir alors que le gangui comporte une barre en bois ou métal qui glisse sur le fond, surmontée d’un arceau métallique qui tient grande ouverte la bouche du filet. De surcroît, le filet de gangui est gréé sur le mât au moment de le hisser à bord, ce qui n’est pas le cas dans ce tableau. Les bateaux représentés sont deux mourre-de-pouar ».
1
<center>La calanque</center>J.Francis Auburtin. On décèle, dans cette toile,  l'influence de Puvis de Chavannes.
La calanque
J.Francis Auburtin. On décèle, dans cette toile, l'influence de Puvis de Chavannes.
2
<center>Portrait de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc. (1580 - 1637)</center>D'après Claude Mellan
Abbeville, 1698 - Paris, 1688.
1630, pierre noire sur vélin.
Nicolas-Claude Fabri de Peiresc qui fut conseiller au parlement de Provence, est par excellence la figure du savant humaniste. Ses centres d'intérêt sont multiples, astronomie, sciences naturelles, histoire, archéologie, art. Son cabinet est un des plus riches d'Europe réunissant livres, œuvres d'art, spécimens d'histoire naturelle, monnaies, tableaux, dessins et gravures, Il correspond avec plus de 1300 personne dans toute l'Europe et l'Empire ottoman, C'est chez lui en 1636-1637 que Claude Mellan grave ses fameuses cartes de la lune et dessine le portrait de son hôte. Cette copie ancienne du portrait de Peiresc r
Portrait de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc. (1580 - 1637)
D'après Claude Mellan Abbeville, 1698 - Paris, 1688. 1630, pierre noire sur vélin. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc qui fut conseiller au parlement de Provence, est par excellence la figure du savant humaniste. Ses centres d'intérêt sont multiples, astronomie, sciences naturelles, histoire, archéologie, art. Son cabinet est un des plus riches d'Europe réunissant livres, œuvres d'art, spécimens d'histoire naturelle, monnaies, tableaux, dessins et gravures, Il correspond avec plus de 1300 personne dans toute l'Europe et l'Empire ottoman, C'est chez lui en 1636-1637 que Claude Mellan grave ses fameuses cartes de la lune et dessine le portrait de son hôte. Cette copie ancienne du portrait de Peiresc r
3
<center>Etude d'homme drapé debout</center>Jean Daret
Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668. Xanguine sur papier
Etude d'homme drapé debout
Jean Daret Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668. Xanguine sur papier
4
<center>Étude de figure assise avec reprise des mains</center>Jean Daret
Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668

Pierre noire sur papier
Étude de figure assise avec reprise des mains
Jean Daret Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668 Pierre noire sur papier
5
<center></center>Jean Daret
Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668
Pan et Syrinx
Pierre noire, traces de sanguine, plume et encre brune, lavis gris et brun sur papier
Jean Daret Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668 Pan et Syrinx Pierre noire, traces de sanguine, plume et encre brune, lavis gris et brun sur papier
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<center>Étude de figure allongée</center>Jean Daret
Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668
Verso : Étude de figure à mi-corps. sanguine sur papier.
Étude de figure allongée
Jean Daret Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668 Verso : Étude de figure à mi-corps. sanguine sur papier.
7
<center>Combat naval</center>Pierre Puget
Marseille, 1620 – 1694. Plum, encre noire et brune, lavis d'encre noire sur vélin.
Combat naval
Pierre Puget Marseille, 1620 – 1694. Plum, encre noire et brune, lavis d'encre noire sur vélin.
8
<center>Scène de port : chaloupe au mouillage et vaisseaux dons le fond</center>Pierre Puget
Marseille, 1620 – 1694 d'après Stefano della Bella Florence, 1610 -1664
Plume et encre brune sur trait de pierre noire sur papier.
Ce dessin est la preuve la plus flagrante d'une des sources de Puget dessinateur de marines. Il s'agit de la copie qu'il a faite d'une gravure de Stefano della Bella (1610-1664), célèbre artiste italien dont les œuvres sont diffusées dans toute l'Europe. Elle est tirée de sa Suite de huit marines gravées en 1634. Stefano della Bella se plaît à décrire la vie pittoresque des ports de guerre avec ses figures à la marge de la société, soldats et galériens, dont Puget reprendra les motifs au premier pian de la plupart de ses dessins.
Scène de port : chaloupe au mouillage et vaisseaux dons le fond
Pierre Puget Marseille, 1620 – 1694 d'après Stefano della Bella Florence, 1610 -1664 Plume et encre brune sur trait de pierre noire sur papier. Ce dessin est la preuve la plus flagrante d'une des sources de Puget dessinateur de marines. Il s'agit de la copie qu'il a faite d'une gravure de Stefano della Bella (1610-1664), célèbre artiste italien dont les œuvres sont diffusées dans toute l'Europe. Elle est tirée de sa Suite de huit marines gravées en 1634. Stefano della Bella se plaît à décrire la vie pittoresque des ports de guerre avec ses figures à la marge de la société, soldats et galériens, dont Puget reprendra les motifs au premier pian de la plupart de ses dessins.
9
<center>Portrait de Pierre Puget par son fils François</center>D'après Edme Jeaurat
Vermenton, 1688 - Paris, 1738
sur un dessin (?) d'Étienne Jeaurat
(Paris, 1699 - Versailles, 1789)
, sanguine sur papier
Portrait de Pierre Puget par son fils François
D'après Edme Jeaurat Vermenton, 1688 - Paris, 1738 sur un dessin (?) d'Étienne Jeaurat (Paris, 1699 - Versailles, 1789) , sanguine sur papier
10
<center>Moïse défendant les filles de Jéthra</center>Etienne Parrocel
Avignon, 1696 – Rome, 1775

Encre brune, lavis brun et rehauts de blanc, traits à la sanguine ?, sur papier préparé beige
Issu de la grande dynastie avignonnaise d’artistes, les Parrocel, Étienne fera sa carrière à Rome Ce dessin illustre l'épisode biblique où Moïse défend les filles de Jéthra, prêtre de Madian, contre des bergers hostiles (Exode 2 • 16-21) La composition, animée par le geste vigoureux de Moïse au premier plan, est renforcée par un travail subtil d'ombre et de lumière grâce aux lavis bruns et aux rehauts de blanc Cette feuille s'inscrit dans une série consacrée à la vie de Moïse, évoquant le style pictural d'Étienne Parrocel, marqué par la finesse des figures et une harmonie chromatique raffinée.
Moïse défendant les filles de Jéthra
Etienne Parrocel Avignon, 1696 – Rome, 1775 Encre brune, lavis brun et rehauts de blanc, traits à la sanguine ?, sur papier préparé beige Issu de la grande dynastie avignonnaise d’artistes, les Parrocel, Étienne fera sa carrière à Rome Ce dessin illustre l'épisode biblique où Moïse défend les filles de Jéthra, prêtre de Madian, contre des bergers hostiles (Exode 2 • 16-21) La composition, animée par le geste vigoureux de Moïse au premier plan, est renforcée par un travail subtil d'ombre et de lumière grâce aux lavis bruns et aux rehauts de blanc Cette feuille s'inscrit dans une série consacrée à la vie de Moïse, évoquant le style pictural d'Étienne Parrocel, marqué par la finesse des figures et une harmonie chromatique raffinée.
11
<center>La rencontre de Laban et Joseph.</center>Etienne Parrocel
Avignon, 1696 – Rome, 1775
. Verso : études de figures.
Plume et encre brune, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé ocre.
La rencontre de Laban et Joseph.
Etienne Parrocel Avignon, 1696 – Rome, 1775 . Verso : études de figures. Plume et encre brune, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé ocre.
12
<center>Saint Sébastien soigné par Irène.</center>Etienne Parrocel
Avignon, 1696 – Rome, 1775

Plume et encre brune, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé rose.
Saint Sébastien soigné par Irène.
Etienne Parrocel Avignon, 1696 – Rome, 1775 Plume et encre brune, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé rose.
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<center>Saint Jean-Baptiste dans le désert</center>Etienne Parrocel
Avignon, 1696 – Rome, 1775

Encre brune, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé beige.
Saint Jean-Baptiste dans le désert
Etienne Parrocel Avignon, 1696 – Rome, 1775 Encre brune, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé beige.
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<center>Allégorie de la ville d'Avignon accueillant Monseigneur Angelo Maria Durini en 1774</center>Philippe Sauvan
Arles, 1697 – Avignon, 1792. Pierre noire, plume et encre brune, lavis gris, lavis de sanguine et  rehauts de gouache blanche sur papier. 1774.
Allégorie de la ville d'Avignon accueillant Monseigneur Angelo Maria Durini en 1774
Philippe Sauvan Arles, 1697 – Avignon, 1792. Pierre noire, plume et encre brune, lavis gris, lavis de sanguine et rehauts de gouache blanche sur papier. 1774.
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<center>La Trinité associée au Sacré-Coeur.</center>Philippe Sauvan
Arles, 1697 – Avignon, 1792. Pierre noire, plume et encre brune, lavis gris et  rehauts de gouache blanche et de danguine sur papier.
La Trinité associée au Sacré-Coeur.
Philippe Sauvan Arles, 1697 – Avignon, 1792. Pierre noire, plume et encre brune, lavis gris et rehauts de gouache blanche et de danguine sur papier.
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<center>L'Enfant Jésus en Salvator Mundi, sanguine</center>Philippe Sauvan
Arles, 1697 – Avignon, 1792.
Plume et encre brune, pierre noire et rehauts de blanc sur papier.
Cette étude préparatoire pour le tableau d'autel, L'Enfant Jésus en Salvator Mundi de la basilique Notre-Dame du Laus, illustre le processus créatif de Philippe Sauvan : une première esquisse à la pierre noire, reprise à l'encre brune, puis rehaussée de gouache blanche. L'Enfant Jésus, debout, bénissant de la main droite et tenant le globe crucifère, symbolise sa double nature humaine et divine. Ce dessin révèle le style personnel de Sauvan, influencé par Pierre Parrocel, dans lequel le mélange des techniques
L'Enfant Jésus en Salvator Mundi, sanguine
Philippe Sauvan Arles, 1697 – Avignon, 1792. Plume et encre brune, pierre noire et rehauts de blanc sur papier. Cette étude préparatoire pour le tableau d'autel, L'Enfant Jésus en Salvator Mundi de la basilique Notre-Dame du Laus, illustre le processus créatif de Philippe Sauvan : une première esquisse à la pierre noire, reprise à l'encre brune, puis rehaussée de gouache blanche. L'Enfant Jésus, debout, bénissant de la main droite et tenant le globe crucifère, symbolise sa double nature humaine et divine. Ce dessin révèle le style personnel de Sauvan, influencé par Pierre Parrocel, dans lequel le mélange des techniques
17
<center>Dandré-Bardon, figure titulaire</center>
Dandré-Bardon, figure titulaire
18
<center>Étude pour une figure de Jupiter</center>Michel-François Dandré-Bardon
Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783

Pierre noire, rehauts de blanc sur papier.
Étude pour une figure de Jupiter
Michel-François Dandré-Bardon Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783 Pierre noire, rehauts de blanc sur papier.
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<center>Les Prélats</center>Michel-François Dandré-Bardon
Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783
Crayon noir, rehauts de craie blanche sur papier crème
Les Prélats
Michel-François Dandré-Bardon Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783 Crayon noir, rehauts de craie blanche sur papier crème
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<center>Le Pape Clément XI soutenu par la Religion et entouré par les vertus</center>Michel-François Dandré-Bardon 
Aix-en-Provence, 1700 - Pans, 1783

Lavis brun sur trait ou crayon noir sur papier
Le Pape Clément XI soutenu par la Religion et entouré par les vertus
Michel-François Dandré-Bardon Aix-en-Provence, 1700 - Pans, 1783 Lavis brun sur trait ou crayon noir sur papier
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<center>Le Sommeil</center>Michel-François Dandré-Bardon
Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783

Sanguine sur papier
Ce dessin réapparu sur le marché de l'art en 1919, représente une jeune femme bouleversée, la tête renversée sur sa main gauche, tenant un mouchoir dans l'autre. Le traitement des drapés, la finesse du visage et le modelé des doigts témoignent de la maîtrise de Dandré-Bardon, un des plus grands dessinateurs de son temps. Ce motif se retrouve inversé dans La Mort de la Vierge (1734), confirmant une période de création vers les années 1730. L'artiste explore alors avec sensibilité la figure féminine, jouant sur la sensualité des épaules dénudées et l'expressivité des visages.
Le Sommeil
Michel-François Dandré-Bardon Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783 Sanguine sur papier Ce dessin réapparu sur le marché de l'art en 1919, représente une jeune femme bouleversée, la tête renversée sur sa main gauche, tenant un mouchoir dans l'autre. Le traitement des drapés, la finesse du visage et le modelé des doigts témoignent de la maîtrise de Dandré-Bardon, un des plus grands dessinateurs de son temps. Ce motif se retrouve inversé dans La Mort de la Vierge (1734), confirmant une période de création vers les années 1730. L'artiste explore alors avec sensibilité la figure féminine, jouant sur la sensualité des épaules dénudées et l'expressivité des visages.
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<center>Les Âmes du Purgatoire</center>Michel-François Dandré-Bardon
Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783

Plume et encre brune, lavis brun sur trait à la sanguine sur papier
Les Âmes du Purgatoire
Michel-François Dandré-Bardon Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783 Plume et encre brune, lavis brun sur trait à la sanguine sur papier
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<center>Renaud présentant un miroir à Armide</center>Michel-François Dandré-Bardon
Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783

Plume et encre brune, lavis brun sur papier
Renaud présentant un miroir à Armide
Michel-François Dandré-Bardon Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783 Plume et encre brune, lavis brun sur papier
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<center></center>
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<center>La Mort de Socrate</center>Michel-François Dandré-Bardon
Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783

Plume et encre brune, mise au carreau au crayon noir sur papier.
En 1753, Dandré-Bardon présente au Salon (n° 49), une Mort de Socrate, dont on ne connaît aujourd'hui que les esquisses. Pour réaliser cette œuvre, représentant l'épisode ultime et tragique de la vie du philosophe, dont le thème et la portée morale allait séduire plus tard les peintres néoclassiques, Dandré-Bardon dessina plusieurs études préparatoires. Quatre étaient connues à ce jour. Les deux études présentées ici sont inédite. Elles nous renseignent un peu plus sur les différentes étapes de la réflexion du peintre avant la réalisation finale de son tableau. Conformément au récit de Platon, le philosophe est représenté dans sa prison, assis sur son lit, entouré de ses amis avec lesquels il discourt une dernière fois, après avoir bu la ciguë, poison donné aux condamnés à mort à Athènes.
La Mort de Socrate
Michel-François Dandré-Bardon Aix-en-Provence, 1700 - Paris, 1783 Plume et encre brune, mise au carreau au crayon noir sur papier. En 1753, Dandré-Bardon présente au Salon (n° 49), une Mort de Socrate, dont on ne connaît aujourd'hui que les esquisses. Pour réaliser cette œuvre, représentant l'épisode ultime et tragique de la vie du philosophe, dont le thème et la portée morale allait séduire plus tard les peintres néoclassiques, Dandré-Bardon dessina plusieurs études préparatoires. Quatre étaient connues à ce jour. Les deux études présentées ici sont inédite. Elles nous renseignent un peu plus sur les différentes étapes de la réflexion du peintre avant la réalisation finale de son tableau. Conformément au récit de Platon, le philosophe est représenté dans sa prison, assis sur son lit, entouré de ses amis avec lesquels il discourt une dernière fois, après avoir bu la ciguë, poison donné aux condamnés à mort à Athènes.
26
<center>Dandré-Bardon et son influence. De l'imitation à l'émancipation.</center>
Dandré-Bardon et son influence. De l'imitation à l'émancipation.
27
<center>Entre l'Italie et la Provrnce. L'épanouissement du paysage.</center>
Entre l'Italie et la Provrnce. L'épanouissement du paysage.
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<center>Vue d'une tour au bord de la mer</center>Jean Henry, dit Henry d'Arles
Arles, 1733 - Marseille, 1784
Vue d'une tour au bord de la mer
Jean Henry, dit Henry d'Arles Arles, 1733 - Marseille, 1784
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<center>Céphale et Procris</center>Jean-Baptiste Giry
Marseille, 1733 -1809

1802, crayon graphite et sanguine sur papier
Ce dessin, inspiré des Métamorphoses d'Ovide, illustre le moment où Céphale tue accidentellement à la chasse son épouse Procris, qui jalouse, s'était cachée derrière un buisson pour le surveiller. Giry met en scène le drame dans un cadre naturel luxuriant, usant d'un jeu subtil de clair-obscur qui donne profondeur et relief à la composition. Élève de Pierre-Nicolas Coste à Marseille, il s'inspire du goût de son époque pour les scènes antiques et tragiques, tout en restant fidèle à une tradition picturale plus expressive que strictement néoclassique.
Céphale et Procris
Jean-Baptiste Giry Marseille, 1733 -1809 1802, crayon graphite et sanguine sur papier Ce dessin, inspiré des Métamorphoses d'Ovide, illustre le moment où Céphale tue accidentellement à la chasse son épouse Procris, qui jalouse, s'était cachée derrière un buisson pour le surveiller. Giry met en scène le drame dans un cadre naturel luxuriant, usant d'un jeu subtil de clair-obscur qui donne profondeur et relief à la composition. Élève de Pierre-Nicolas Coste à Marseille, il s'inspire du goût de son époque pour les scènes antiques et tragiques, tout en restant fidèle à une tradition picturale plus expressive que strictement néoclassique.
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<center>Paysage et personnages </center>Joseph-Antoine David, dit David de Marseille. Marseille, 1725 - 1789. Vers 1770-1780 plume et encre brune, lavis gris sur papier rosé.
Paysage et personnages
Joseph-Antoine David, dit David de Marseille. Marseille, 1725 - 1789. Vers 1770-1780 plume et encre brune, lavis gris sur papier rosé.
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<center>Personnages au bord d'une rivière</center>Joseph-Antoine David, dit David de Marseille. Marseille, 1725 - 1789.
1787?
Plume et encre noire, lavis gris et brun sur papier
David de Marseille, figure discrète mais influente de l'Académie de Marseille, excelle dans l'art du paysage peuplé de figures animées. Ces deux dessins illustrent son habileté à composer des scènes vivantes dans une nature sublimée : les troncs noueux et le feuillage dense structurent l'espace, tandis que les lavis créent la profondeur et les jeux d'ombres. Sa vision à la fois naturaliste et poétique du paysage révèle l'influence du travail d'artistes du XVIIe siècle, comme Salvator Rosa ou Claude Lorrain.
Personnages au bord d'une rivière
Joseph-Antoine David, dit David de Marseille. Marseille, 1725 - 1789. 1787? Plume et encre noire, lavis gris et brun sur papier David de Marseille, figure discrète mais influente de l'Académie de Marseille, excelle dans l'art du paysage peuplé de figures animées. Ces deux dessins illustrent son habileté à composer des scènes vivantes dans une nature sublimée : les troncs noueux et le feuillage dense structurent l'espace, tandis que les lavis créent la profondeur et les jeux d'ombres. Sa vision à la fois naturaliste et poétique du paysage révèle l'influence du travail d'artistes du XVIIe siècle, comme Salvator Rosa ou Claude Lorrain.
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<center>Personnages au bord d'une rivière</center>Joseph-Antoine David, dit David de Marseille. Marseille, 1725 - 1789

1787?
Plume et encre noire, lavis gris et brun sur papier
David de Marseille, figure discrète mais influente de l'Académie de Marseille, excelle dans l'art du paysage peuplé de figures animées. Ces deux dessins illustrent son habileté à composer des scènes vivantes dans une nature sublimée : les troncs noueux et le feuillage dense structurent l'espace, tandis que les lavis créent la profondeur et les jeux d'ombres. Sa vision à la fois naturaliste et poétique du paysage révèle l'influence du travail d'artistes du XVIIe siècle, comme Salvator Rosa ou Claude Lorrain.
Personnages au bord d'une rivière
Joseph-Antoine David, dit David de Marseille. Marseille, 1725 - 1789 1787? Plume et encre noire, lavis gris et brun sur papier David de Marseille, figure discrète mais influente de l'Académie de Marseille, excelle dans l'art du paysage peuplé de figures animées. Ces deux dessins illustrent son habileté à composer des scènes vivantes dans une nature sublimée : les troncs noueux et le feuillage dense structurent l'espace, tandis que les lavis créent la profondeur et les jeux d'ombres. Sa vision à la fois naturaliste et poétique du paysage révèle l'influence du travail d'artistes du XVIIe siècle, comme Salvator Rosa ou Claude Lorrain.
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<center>Les Noces de Rachel</center>Joseph II Cellony
Aix-en-Provence, 1730 - Paris, 1786

Plume et encre brune, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier
Les Noces de Rachel
Joseph II Cellony Aix-en-Provence, 1730 - Paris, 1786 Plume et encre brune, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier
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<center>Scène avec un couple et fontaine</center>Joseph II Cellony
Aix-en-Provence, 1730 - Paris, 1786

Plume et encre noire, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier.
Scène avec un couple et fontaine
Joseph II Cellony Aix-en-Provence, 1730 - Paris, 1786 Plume et encre noire, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier.
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<center>Artémise buvant les cendres de son époux, le roi Mausole.</center>Joseph II Cellony
Aix-en-Provence, 1730 -1789

Plume et encre brune, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier
Ce dessin illustre le moment où Artémise, veuve du roi Mausole, s'apprête à boire les cendres de son époux, selon la légende rapportée par les auteurs antiques. Le sujet, souvent exploité par les artistes célèbre l'amour conjugal. Cellony a exploré ce thème à travers plusieurs compositions, mettant en scène Artémise entourée de ses suivantes, dans une scène de deuil et de dévouement intense. Ce dessin, marqué par l'élégance du trait et l'usage abondant de gouache blanche, témoigne de l'habileté de Cellony a saisir l'émotion et la grandeur du dram
Artémise buvant les cendres de son époux, le roi Mausole.
Joseph II Cellony Aix-en-Provence, 1730 -1789 Plume et encre brune, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier Ce dessin illustre le moment où Artémise, veuve du roi Mausole, s'apprête à boire les cendres de son époux, selon la légende rapportée par les auteurs antiques. Le sujet, souvent exploité par les artistes célèbre l'amour conjugal. Cellony a exploré ce thème à travers plusieurs compositions, mettant en scène Artémise entourée de ses suivantes, dans une scène de deuil et de dévouement intense. Ce dessin, marqué par l'élégance du trait et l'usage abondant de gouache blanche, témoigne de l'habileté de Cellony a saisir l'émotion et la grandeur du dram
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<center>Consécration par le pape Clément XIV d'un évêque à Rome; en présence du cardinal de Bernis.</center>Attribué à Simon Julien de Toulon
Toulon, 1735 - Paris, 1800

Vers 1769-1771, plume; encre et lavis bruns sur papier
Consécration par le pape Clément XIV d'un évêque à Rome; en présence du cardinal de Bernis.
Attribué à Simon Julien de Toulon Toulon, 1735 - Paris, 1800 Vers 1769-1771, plume; encre et lavis bruns sur papier
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<center>Scène pastorale dans les montagnes</center>Jean-Baptiste-Joseph Coste
Marseille, 1746 - Paris, 1819

1797, plume et encre brune, lavis de couleurs et aquarelle sur papier
Scène pastorale dans les montagnes
Jean-Baptiste-Joseph Coste Marseille, 1746 - Paris, 1819 1797, plume et encre brune, lavis de couleurs et aquarelle sur papier
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<center>Paysage avec les monuments de Rome</center>Jean-Baptiste-Joseph Coste
Marseille, 1746 - Paris, 1819

Vers 1787-1790, plume et encre brune, lavis de couleurs et aquarelle sur papier.
Formé à l'Académie de Marseille, Coste se spécialise dans le dessin architectural. Influencé par son séjour à Rome (1777-1780), il enseigne la perspective à l'Académie de France. Dans un paysage idéalisé, il dispose certaines des plus célèbres ruines de Rome. L'arc de Titus, le temple d'Antonin et Faustine, et la pyramide de Cestius sont recomposés dans une scène harmonieuse. Les nuances de bleu et de vert, rehaussées par la lumière, créent une atmosphère théâtrale. Coste combine ici réalisme et vision arcadienne, caractéristique de son style à la fin du XVIIIe siècle
Paysage avec les monuments de Rome
Jean-Baptiste-Joseph Coste Marseille, 1746 - Paris, 1819 Vers 1787-1790, plume et encre brune, lavis de couleurs et aquarelle sur papier. Formé à l'Académie de Marseille, Coste se spécialise dans le dessin architectural. Influencé par son séjour à Rome (1777-1780), il enseigne la perspective à l'Académie de France. Dans un paysage idéalisé, il dispose certaines des plus célèbres ruines de Rome. L'arc de Titus, le temple d'Antonin et Faustine, et la pyramide de Cestius sont recomposés dans une scène harmonieuse. Les nuances de bleu et de vert, rehaussées par la lumière, créent une atmosphère théâtrale. Coste combine ici réalisme et vision arcadienne, caractéristique de son style à la fin du XVIIIe siècle
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<center>Scène animée à l'antique</center>Jean-Baptiste-Joseph Coste
Marseille, 1746 - Paris, 1819. 1797, plume et encre brune, lavis de couleurs et aquarelle sur papier.
Scène animée à l'antique
Jean-Baptiste-Joseph Coste Marseille, 1746 - Paris, 1819. 1797, plume et encre brune, lavis de couleurs et aquarelle sur papier.
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<center></center>
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<center>Céphale et Procris</center>Jean-Baptiste Giry
Marseille, 1733 – 1809.
1802.
Crayon graphite et sanguine sur papier
Ce dessin, inspiré des Métamorphoses d'Ovide illustre le moment où Céphale tue accidentellement à la chasse son épouse Procris, qui jalouse, s'était cachée derrière un buisson pour le surveiller. Giry met en scène le drame dans un cadre naturel luxuriant, usant d'un jeu subtil de clair-obscur qui donne profondeur et relief à la composition. Élève de Pierre- Nicolas Coste à Marseille
Céphale et Procris
Jean-Baptiste Giry Marseille, 1733 – 1809. 1802. Crayon graphite et sanguine sur papier Ce dessin, inspiré des Métamorphoses d'Ovide illustre le moment où Céphale tue accidentellement à la chasse son épouse Procris, qui jalouse, s'était cachée derrière un buisson pour le surveiller. Giry met en scène le drame dans un cadre naturel luxuriant, usant d'un jeu subtil de clair-obscur qui donne profondeur et relief à la composition. Élève de Pierre- Nicolas Coste à Marseille
42
<center>Personnages au repos dans les bois</center>Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix
Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844

Plume et encre noire, lavis gris et rehauts d’aquarelle sur papier.
Personnages au repos dans les bois
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844 Plume et encre noire, lavis gris et rehauts d’aquarelle sur papier.
43
<center>Personnages au bord d'une rivière</center>Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix
Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844

Vers 1780-1800
Plume et encre noire, lavis gris sur papier
Personnages au bord d'une rivière
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844 Vers 1780-1800 Plume et encre noire, lavis gris sur papier
44
<center>Le Château de la Torse, à Aix-en-Provence</center>Jean-Antoine Constantin, dit Constantin dAix
Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844. 1809.
Plume et encre noire, lavis gris sur papier
Le Château de la Torse, à Aix-en-Provence
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin dAix Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844. 1809. Plume et encre noire, lavis gris sur papier
45
<center>Vue de Fontaine-de-Vaucluse</center>Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix
Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844
Vers 1780
Plume et encre brune, lavis brun sur papier.
Comme de nombreux voyageurs et de Provençaux, Constantin a été fasciné par le site de Fontaine de Vaucluse. A la fin du XVIIIe siècle, le village est particu¬lièrement à la mode. Les touristes sont non seulement intéressés par l'histoire du poète italien Pétrarque qui y séjourna vers 1330, mais sont aussi attirés par la grotte d'où jaillit la source mystérieuse de la Sorgue, dans un environnement chaotique qui en fait un lieu grandiose, maintes fois représenté par Constantin. Cette fois-ci, il nous présente une vue plus conventionnelle de ce petit village, avec sa promenade, où la figure humaine occupe pour une fois, une place notable, aux côtés des éléments naturels.
Vue de Fontaine-de-Vaucluse
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844 Vers 1780 Plume et encre brune, lavis brun sur papier. Comme de nombreux voyageurs et de Provençaux, Constantin a été fasciné par le site de Fontaine de Vaucluse. A la fin du XVIIIe siècle, le village est particu¬lièrement à la mode. Les touristes sont non seulement intéressés par l'histoire du poète italien Pétrarque qui y séjourna vers 1330, mais sont aussi attirés par la grotte d'où jaillit la source mystérieuse de la Sorgue, dans un environnement chaotique qui en fait un lieu grandiose, maintes fois représenté par Constantin. Cette fois-ci, il nous présente une vue plus conventionnelle de ce petit village, avec sa promenade, où la figure humaine occupe pour une fois, une place notable, aux côtés des éléments naturels.
46
<center>Le passage de la Goule à Saint-Chamas</center>Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix
Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844.
Vers 1800. Plume et encre noire, lavis gris sur papier.
Le passage de la Goule à Saint-Chamas
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844. Vers 1800. Plume et encre noire, lavis gris sur papier.
47
<center>L'Aumône devant l'église</center>Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix
Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844.

Vers 1780-1785
Plume et encre noire, lavis noir et gris sur papier
Il s'agit là d'une des plus grandes feuilles dessinées par Constantin. Elle fait faire pendant à La Fête villageoise. Bien qu'elle ne soit pas clairement identifiée, cette scène édifiante de charité se déroule dans la campagne italienne d'après la coiffe caractéristique portée par les paysannes, le « panno ». Des femmes accompagnées de leurs jeunes enfants, reçoivent l'aumône d'un groupe de religieux à la porte de leur église.
L'Aumône devant l'église
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844. Vers 1780-1785 Plume et encre noire, lavis noir et gris sur papier Il s'agit là d'une des plus grandes feuilles dessinées par Constantin. Elle fait faire pendant à La Fête villageoise. Bien qu'elle ne soit pas clairement identifiée, cette scène édifiante de charité se déroule dans la campagne italienne d'après la coiffe caractéristique portée par les paysannes, le « panno ». Des femmes accompagnées de leurs jeunes enfants, reçoivent l'aumône d'un groupe de religieux à la porte de leur église.
48
<center>La Fête villageoise</center>Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix
Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844.

vers 1780-1785
Plume et encre noire, lavis noir et gris sur papier
Le dessin prend le contre-pied de L'Aumône devant l'église. Le sujet cette fois-ci heureux et festif, se déroule lui aussi en Italie. L'artiste a représenté les amusements d'une fête de village, avec le bal rythmé au son de la cornemuse et des tambourins, le mât de cocagne, la farandole qu'on aperçoit à l'arrière-plan, sans oublier le banquet, animé par le discours enflammé d'un orateur. Comme le laisse penser la couronne fleurie sur la tête de la jeune fille à la table d'honneur, il s'agit peut-être d'un mariage auquel assiste un moine avec son bâton de pèlerin, comme un invité inattendu.
La Fête villageoise
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix Marseille, 1756 - Aix-en-Provence, 1844. vers 1780-1785 Plume et encre noire, lavis noir et gris sur papier Le dessin prend le contre-pied de L'Aumône devant l'église. Le sujet cette fois-ci heureux et festif, se déroule lui aussi en Italie. L'artiste a représenté les amusements d'une fête de village, avec le bal rythmé au son de la cornemuse et des tambourins, le mât de cocagne, la farandole qu'on aperçoit à l'arrière-plan, sans oublier le banquet, animé par le discours enflammé d'un orateur. Comme le laisse penser la couronne fleurie sur la tête de la jeune fille à la table d'honneur, il s'agit peut-être d'un mariage auquel assiste un moine avec son bâton de pèlerin, comme un invité inattendu.
49
<center>François-Martius Granet et son entourage</center>
François-Martius Granet et son entourage
50
<center>Jeune Romaine à la fontaine</center>François-Marius Granet
Aix-en-Provence, 1775 -1849

1819.
Huile sur toile
Granet a réalisé ce petit tableau en 1819 alors qu'il était à Rome. Cette œuvre s'inscrit dans une période de grande effervescence créatrice dont témoigne la diversité des sujets explorés. Il excelle à capturer les scènes de la vie romaine, qu'il s'agisse d'instantanés de la vie quotidienne ou de moments plus intimes. La jeune femme vêtue de ce costume traditionnel qui fascine les artistes étrangers, vient tout juste de remplir sa carafe. Granet a accordé peu d'attention au ; décor, et s'est concentré sur la figure de cette jeune ; romaine. Avec quelques coups de pinceaux simples ; et rapides, il insuffle vie à ce personnage, qui baigne dans une atmosphère rappelant les clairs-obscurs de maîtres flamands.
Jeune Romaine à la fontaine
François-Marius Granet Aix-en-Provence, 1775 -1849 1819. Huile sur toile Granet a réalisé ce petit tableau en 1819 alors qu'il était à Rome. Cette œuvre s'inscrit dans une période de grande effervescence créatrice dont témoigne la diversité des sujets explorés. Il excelle à capturer les scènes de la vie romaine, qu'il s'agisse d'instantanés de la vie quotidienne ou de moments plus intimes. La jeune femme vêtue de ce costume traditionnel qui fascine les artistes étrangers, vient tout juste de remplir sa carafe. Granet a accordé peu d'attention au ; décor, et s'est concentré sur la figure de cette jeune ; romaine. Avec quelques coups de pinceaux simples ; et rapides, il insuffle vie à ce personnage, qui baigne dans une atmosphère rappelant les clairs-obscurs de maîtres flamands.
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<center>Jeune italienne tenant une lettre</center>Noël-Thomas-Joseph Clérian
Aix-en-Provence, 1796 - Avignon, 1843

182[1 ?]
Huile sur toile
Élève de Granet, Clérian prolonge dans ce tableau, l'héritage de son maître. Peinte en 1821, cette jeune femme italienne vêtue dans un costume raffiné, tient une lettre et un bouquet de fleurs devant une porte ouverte. Cette composition présente des similitudes avec une œuvre de Granet, de 1809, mais aussi avec un portrait de sa femme, réalisée dans une même posture, devant le pas d'une porte, traité comme ici à la manière d'un tableau flamand. Clérian confère à sa toile une tonalité qui s'inscrit dans la lignée du romantisme pictural en France; privilégiant l'émotion et la poésie discrète de la vie domestique.
Jeune italienne tenant une lettre
Noël-Thomas-Joseph Clérian Aix-en-Provence, 1796 - Avignon, 1843 182[1 ?] Huile sur toile Élève de Granet, Clérian prolonge dans ce tableau, l'héritage de son maître. Peinte en 1821, cette jeune femme italienne vêtue dans un costume raffiné, tient une lettre et un bouquet de fleurs devant une porte ouverte. Cette composition présente des similitudes avec une œuvre de Granet, de 1809, mais aussi avec un portrait de sa femme, réalisée dans une même posture, devant le pas d'une porte, traité comme ici à la manière d'un tableau flamand. Clérian confère à sa toile une tonalité qui s'inscrit dans la lignée du romantisme pictural en France; privilégiant l'émotion et la poésie discrète de la vie domestique.
52
<center>Portrait de vieille femme. </center>François-Marius Granet
Aix-en-Provence, 1775 -1849. Gouache sur bois préparé
Portrait de vieille femme.
François-Marius Granet Aix-en-Provence, 1775 -1849. Gouache sur bois préparé
53
<center>Frontispice pour Souvenirs de la Sicile</center>Auguste de Forbln
La Roque d'Anthéron, 1777 - Paris, 1841

1823.
Aquarelle, plume et encre brune sur papier
De retour de Sicile, le comte de Forbin rédige un récit publié en 1823 sous le titre Souvenirs de la Sicile. Si les voyageurs du Grand Tour se rendent rarement en Sicile, elle devient, au début du XIXe siècle, une destination de plus en plus prisée par la bonne société européenne et une étape prisée du voyage en Orient. Forbin décide d'illustrer le frontispice de son récit par une vue du théâtre de Taormina, figurant les ruines du portique qui ornait la scène du théâtre avec, dans le lointain, l'Etna. Les personnages du premier plan évoquent une représentation à laquelle Forbin assista le soir de sa visite, ajoutant une touche de pittoresque à la scène.
Frontispice pour Souvenirs de la Sicile
Auguste de Forbln La Roque d'Anthéron, 1777 - Paris, 1841 1823. Aquarelle, plume et encre brune sur papier De retour de Sicile, le comte de Forbin rédige un récit publié en 1823 sous le titre Souvenirs de la Sicile. Si les voyageurs du Grand Tour se rendent rarement en Sicile, elle devient, au début du XIXe siècle, une destination de plus en plus prisée par la bonne société européenne et une étape prisée du voyage en Orient. Forbin décide d'illustrer le frontispice de son récit par une vue du théâtre de Taormina, figurant les ruines du portique qui ornait la scène du théâtre avec, dans le lointain, l'Etna. Les personnages du premier plan évoquent une représentation à laquelle Forbin assista le soir de sa visite, ajoutant une touche de pittoresque à la scène.
54
<center>Un mariage dans une crypte d’église</center>Auguste de Forbin
La Roque d'Anthéron, 1777 - Paris, 1841. 1812.
Plume et encre brune, rehauts d’aquarelle et de gouache sur papier bleu, collé sur carton
Un mariage dans une crypte d’église
Auguste de Forbin La Roque d'Anthéron, 1777 - Paris, 1841. 1812. Plume et encre brune, rehauts d’aquarelle et de gouache sur papier bleu, collé sur carton
55
<center>La Maison Carrée à Nîmes</center>Antoine Chantron
Avignon, 1771 -1842.

Vers 1793 (?)
Aquarelle sur trait à la plume et encre brune sur papier
L'admiration inconditionnelle pour l'antique défendue par le néo-classicisme réactive l'intérêt porté aux monuments romains du sud de la France. Militaire de carrière, Antoine Chantron est aussi un dessinateur talentueux. Ces vues de deux des plus célèbres monuments nîmois témoignent de sa maîtrise des techniques du dessin. Il restitue non seulement avec une précision archéologique, l'architecture des bâtiments, mais grâce aux couleurs de l'aquarelle, l'atmosphère romantique des ruines du temple de Diane
La Maison Carrée à Nîmes
Antoine Chantron Avignon, 1771 -1842. Vers 1793 (?) Aquarelle sur trait à la plume et encre brune sur papier L'admiration inconditionnelle pour l'antique défendue par le néo-classicisme réactive l'intérêt porté aux monuments romains du sud de la France. Militaire de carrière, Antoine Chantron est aussi un dessinateur talentueux. Ces vues de deux des plus célèbres monuments nîmois témoignent de sa maîtrise des techniques du dessin. Il restitue non seulement avec une précision archéologique, l'architecture des bâtiments, mais grâce aux couleurs de l'aquarelle, l'atmosphère romantique des ruines du temple de Diane
56
<center>L'Intérieur du temple de Diane à Nîmes</center>Antoine Chantron
Avignon, 1771 -1842.

Vers 1793 (?)
Aquarelle sur trait à la plume et encre brune sur papier
L'Intérieur du temple de Diane à Nîmes
Antoine Chantron Avignon, 1771 -1842. Vers 1793 (?) Aquarelle sur trait à la plume et encre brune sur papier
57
<center>Le Pont Flavien à Saint-Chamas</center>Lancelot-Théodore Turpin de Crissé
Paris, 1782 -1859

crayon noir, plume et encre brune, lavis bistre sur papier
Le Pont Flavien à Saint-Chamas
Lancelot-Théodore Turpin de Crissé Paris, 1782 -1859 crayon noir, plume et encre brune, lavis bistre sur papier
58
<center>Aix-en-Provence, personnages près de l'église Saint-Jean-de-Malte</center>Jean-Joseph Kapeller
Marseille, 1706 -1790

Plume et encre noire, lavis gris sur papier.
Né à Marseille en 1706, Jean-Joseph Kapeller, issu d'une famille d'origine suisse, se forme dans l'atelier paternel avant de devenir membre fondateur de l'Académie de peinture de Marseille. Peintre de marines influencé par Joseph Vernet, il réalise aussi des décors, portraits et œuvres religieuses. On ne conserve de lui que deux dessins. Cette vue de l'église gothique de Saint-Jean-de-Malte à Aix-en-Provence, présente déjà une atmosphère pré-romantique. Kapeller meurt en 1790, après une carrière de plus de soixante ans.
Aix-en-Provence, personnages près de l'église Saint-Jean-de-Malte
Jean-Joseph Kapeller Marseille, 1706 -1790 Plume et encre noire, lavis gris sur papier. Né à Marseille en 1706, Jean-Joseph Kapeller, issu d'une famille d'origine suisse, se forme dans l'atelier paternel avant de devenir membre fondateur de l'Académie de peinture de Marseille. Peintre de marines influencé par Joseph Vernet, il réalise aussi des décors, portraits et œuvres religieuses. On ne conserve de lui que deux dessins. Cette vue de l'église gothique de Saint-Jean-de-Malte à Aix-en-Provence, présente déjà une atmosphère pré-romantique. Kapeller meurt en 1790, après une carrière de plus de soixante ans.
59
<center>Vue du mausolée antique de Glanum à Saint-Rémy-de-Provence</center>Pascal Coste
Marseille, 1787 -1879

1811. Aquarelle sur trait au crayon graphite sur papier
La réalisation la plus célèbre de Pascal Coste est sous le Second Empire, le Palais de la Bourse sur la Canebière. Sa longue carrière avait débuté sous l'Empire auprès de l'architecte Penchaud, l'auteur de l'hôpital Caroline sur l'ile du Frioul. Coste sera par la suite pendant dix ans l'architecte du vice-roi d'Egypte, Méhémet Ali, voyagea deux ans en Perse avec une ambassade française. Grand dessinateur, il léguera 6000 dessins à la bibliothèque municipale. Cette feuille est une œuvre de jeunesse, alors qu'il était encore en formation chez Penchaud. Celui-ci, architecte du département avait en charge la restauration et l'entretien des monuments antiques de la région, dont ceux de Saint-Rémy.
Vue du mausolée antique de Glanum à Saint-Rémy-de-Provence
Pascal Coste Marseille, 1787 -1879 1811. Aquarelle sur trait au crayon graphite sur papier La réalisation la plus célèbre de Pascal Coste est sous le Second Empire, le Palais de la Bourse sur la Canebière. Sa longue carrière avait débuté sous l'Empire auprès de l'architecte Penchaud, l'auteur de l'hôpital Caroline sur l'ile du Frioul. Coste sera par la suite pendant dix ans l'architecte du vice-roi d'Egypte, Méhémet Ali, voyagea deux ans en Perse avec une ambassade française. Grand dessinateur, il léguera 6000 dessins à la bibliothèque municipale. Cette feuille est une œuvre de jeunesse, alors qu'il était encore en formation chez Penchaud. Celui-ci, architecte du département avait en charge la restauration et l'entretien des monuments antiques de la région, dont ceux de Saint-Rémy.
60
<center>Paris, proclamation de la Constitution, place du Marché des Innocents.</center>Paul-Pierre Grégoire
Aix-en-Provence, 1755 - Paris, 1842.
1791.
Plume et encres brune et noire, lavis brun, trace de crayon graphite sur papier
Paris, proclamation de la Constitution, place du Marché des Innocents.
Paul-Pierre Grégoire Aix-en-Provence, 1755 - Paris, 1842. 1791. Plume et encres brune et noire, lavis brun, trace de crayon graphite sur papier
61
<center>Jeune homme au repos</center>Paul-Pierre Grégoire
Aix-en-Provence, 1755 - Paris, 1842.

1810-1820.
Crayon noir sur papier
Ce dessin montre un jeune homme allongé sur une pierre taillée, dans une posture évoquant celles des modèles d'atelier dans les cours de dessin. Mais nous sommes ici bien en plein-air et l'aqueduc esquissé en arrière-plan suggère un chantier en construction. Pourtant, l'élégance du modèle et la sophistication de son costume ne sont pas ceux d'un ouvrier mais plutôt d'un architecte ou d'un jeune homme visitant 1 le site. Le verso du dessin présente une esquisse de rocher au crayon et au lavis, confortant le caractère d'étude sur le motif du dessin.
Jeune homme au repos
Paul-Pierre Grégoire Aix-en-Provence, 1755 - Paris, 1842. 1810-1820. Crayon noir sur papier Ce dessin montre un jeune homme allongé sur une pierre taillée, dans une posture évoquant celles des modèles d'atelier dans les cours de dessin. Mais nous sommes ici bien en plein-air et l'aqueduc esquissé en arrière-plan suggère un chantier en construction. Pourtant, l'élégance du modèle et la sophistication de son costume ne sont pas ceux d'un ouvrier mais plutôt d'un architecte ou d'un jeune homme visitant 1 le site. Le verso du dessin présente une esquisse de rocher au crayon et au lavis, confortant le caractère d'étude sur le motif du dessin.
62
<center>Saint-Chamas, le passage de la Goule, vue prise de l’intérieur.</center>Ange-Joseph-Antoine Roux
Marseille, 1765 - 1835

Aquarelle sur papier. Ce dessin est un sujet atypique dans la production de Roux, loin de ses représentations de navires ou de ses scènes de port si caractéristiques. Le passage de la Goule était un tunnel d'environ 60 m creusé sous la colline qui permettait la jonction entre deux quartiers du village, du port de pêche de Saint-Chamas sur l’étang de Berre. Le passage s'effondra le 18 décembre 1865, suite aux infiltrations et au ruissellement, engloutissant l'attelage du paysan Joseph Travero, seule victime de cet éboulement, coupant provisoirement la circulation entre ces deux portions du village. Le trou béant
Saint-Chamas, le passage de la Goule, vue prise de l’intérieur.
Ange-Joseph-Antoine Roux Marseille, 1765 - 1835 Aquarelle sur papier. Ce dessin est un sujet atypique dans la production de Roux, loin de ses représentations de navires ou de ses scènes de port si caractéristiques. Le passage de la Goule était un tunnel d'environ 60 m creusé sous la colline qui permettait la jonction entre deux quartiers du village, du port de pêche de Saint-Chamas sur l’étang de Berre. Le passage s'effondra le 18 décembre 1865, suite aux infiltrations et au ruissellement, engloutissant l'attelage du paysan Joseph Travero, seule victime de cet éboulement, coupant provisoirement la circulation entre ces deux portions du village. Le trou béant
63
<center>Vue d'un chantier de construction navale à Marseille </center>Ange-Joseph-Antoine Roux
Marseille, 1765 - 1835
Mars 1835.
Aquarelle sur papier.
Roux a réalisé cette aquarelle quelques semaines avant son décès. Elle représente le principal chantier naval de Marseille, situé quai de la Construction. Des ouvriers s'affairent autour de frégates en cours d'assemblage, tandis qu'en arrière-plan apparaissent des bâtiments emblématiques de la vieille ville, comme le clocher des Accoules et l'Hôtel de Ville. Héritier du genre du « portrait de navires », Roux saisit avec minutie la vie maritime marseillaise, produisant des œuvres d'un grand intérêt documentaire
Vue d'un chantier de construction navale à Marseille
Ange-Joseph-Antoine Roux Marseille, 1765 - 1835 Mars 1835. Aquarelle sur papier. Roux a réalisé cette aquarelle quelques semaines avant son décès. Elle représente le principal chantier naval de Marseille, situé quai de la Construction. Des ouvriers s'affairent autour de frégates en cours d'assemblage, tandis qu'en arrière-plan apparaissent des bâtiments emblématiques de la vieille ville, comme le clocher des Accoules et l'Hôtel de Ville. Héritier du genre du « portrait de navires », Roux saisit avec minutie la vie maritime marseillaise, produisant des œuvres d'un grand intérêt documentaire
64
<center>Portrait de Madame Saint Jacques, de sa fille Louise et de son fils Pierre.</center>Philippe-Henri Coclers, né le 29 juin 1738 à Liège et mort en 1804 à Marseille. 
1774
Gouache sur ivoire.
Portrait de Madame Saint Jacques, de sa fille Louise et de son fils Pierre.
Philippe-Henri Coclers, né le 29 juin 1738 à Liège et mort en 1804 à Marseille. 1774 Gouache sur ivoire.
65
<center>Femme à la robe blanche et au châle de mousseline noire</center>Pierre Rouvier
Aix-en-Provence, 1741 — Perpignan, 1818
 vers 1795-1799.
Gouache sur ivoire.
Femme à la robe blanche et au châle de mousseline noire
Pierre Rouvier Aix-en-Provence, 1741 — Perpignan, 1818 vers 1795-1799. Gouache sur ivoire.
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<center>Jupiter, Apollon, Neptune et les huit fleuves u mont Ida détruisant les retranchements que les Grecs ont laissés devant Troie</center>Jacques Réattu
Arles, 1760-1833.
1793.
Plume et encre sur calque vergé
Cet arlésien qui obtint le grand prix de Rome en 1790, va devenir une figure singulière du monde des arts dans le Midi à l'époque révolutionnaire. Très investi dans les idées nouvelles, on lui doit de grands décors pour le Temple de la Raison à Marseille qui ont pu être exceptionnellement conservés grâce au legs que sa fille fit de l'atelier de son père à la ville d'Arles.
Le sujet de ce calque, une des étapes auquel il recourt dans son processus préparatoire, est tiré du chant XII de l'Iliade. Il représente la destruction par les dieux du mur qui protégeait les vaisseaux grecs devant Troie. Dans ses dessins Réattu est un adepte de la ligne claire. Le trait de plume délimite seulement le contour des corps et quelques éléments de la musculature Le dessin témoigne de nouvelles influences, celles des dessinateurs anglais, notamment Flaxman, ou de la peinture des vases grecs antiques.
Jupiter, Apollon, Neptune et les huit fleuves u mont Ida détruisant les retranchements que les Grecs ont laissés devant Troie
Jacques Réattu Arles, 1760-1833. 1793. Plume et encre sur calque vergé Cet arlésien qui obtint le grand prix de Rome en 1790, va devenir une figure singulière du monde des arts dans le Midi à l'époque révolutionnaire. Très investi dans les idées nouvelles, on lui doit de grands décors pour le Temple de la Raison à Marseille qui ont pu être exceptionnellement conservés grâce au legs que sa fille fit de l'atelier de son père à la ville d'Arles. Le sujet de ce calque, une des étapes auquel il recourt dans son processus préparatoire, est tiré du chant XII de l'Iliade. Il représente la destruction par les dieux du mur qui protégeait les vaisseaux grecs devant Troie. Dans ses dessins Réattu est un adepte de la ligne claire. Le trait de plume délimite seulement le contour des corps et quelques éléments de la musculature Le dessin témoigne de nouvelles influences, celles des dessinateurs anglais, notamment Flaxman, ou de la peinture des vases grecs antiques.
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<center>Les Noces d'Alexandre et Roxanne</center>Jacques Réattu
Arles, 1760-1833

d'après Raphaël
1792-1793.
Plume et encre brune, rehauts de gouache blanche sur papier vergé
Les Noces d'Alexandre et Roxanne
Jacques Réattu Arles, 1760-1833 d'après Raphaël 1792-1793. Plume et encre brune, rehauts de gouache blanche sur papier vergé
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<center>Priam demandant à Achille de lui rendre le corps d'Hector</center>Esprit-Antoine Gibelin
Aix-en-Provence, 1739 -1813.

Plume et encre brune lavis bistre sur trait de pierre noire sur papier.
Priam demandant à Achille de lui rendre le corps d'Hector
Esprit-Antoine Gibelin Aix-en-Provence, 1739 -1813. Plume et encre brune lavis bistre sur trait de pierre noire sur papier.
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<center>Portrait d'homme en habit bleu</center>Louis-René Vialy
Aix en Provence, 1680 Paris, 1770

Vers 1766-1760.
Pastel sur papier
Formé par son père puis dans l'atelier de Hyacinthe Rigaud, Louis René Vialy devient membre de l'Académie de Saint-Luc en 1752. Ses portraits au pastel lui attire une clientèle prestigieuse. Celui-ci, réalisé vers 1750 1760, illustre ses capacités à restituer avec une économie de moyen la ressemblance du modèle. Le visage adouci par une palette d'ocres, le rendu illusionniste du velours de la redingote ou le point de lumière
Portrait d'homme en habit bleu
Louis-René Vialy Aix en Provence, 1680 Paris, 1770 Vers 1766-1760. Pastel sur papier Formé par son père puis dans l'atelier de Hyacinthe Rigaud, Louis René Vialy devient membre de l'Académie de Saint-Luc en 1752. Ses portraits au pastel lui attire une clientèle prestigieuse. Celui-ci, réalisé vers 1750 1760, illustre ses capacités à restituer avec une économie de moyen la ressemblance du modèle. Le visage adouci par une palette d'ocres, le rendu illusionniste du velours de la redingote ou le point de lumière
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<center>Portrait de femme à la cape bleue et au manchon de fourrure</center>Pierre Bernard
Paris, 1704 - Marseille, 1777

Vers1770
Pastel sur papier, marouflé sur toile
Issu d'une famille de ciseleurs, Pierre Bernard choisit la peinture et devient peintre des galères de l'Arsenal de Marseille en 1733. Il s'installe ensuite â Paris, ou il est reçu à l'Académie de Saint-Luc on 1760. Ce portrait, qui doit dater de sa dernière période d'activité, après 1765 1769, illustre une évolution vers un style plus naturel : la pose est détendue, le traitement du visage est fluide, et le rendu illusionniste des matières, tissu ou fourrure est parfaitement maîtrisé. La palette réduire de bleus et de blancs sur un fond sombre met valeur la figure, dans une élégante harmonie.
Portrait de femme à la cape bleue et au manchon de fourrure
Pierre Bernard Paris, 1704 - Marseille, 1777 Vers1770 Pastel sur papier, marouflé sur toile Issu d'une famille de ciseleurs, Pierre Bernard choisit la peinture et devient peintre des galères de l'Arsenal de Marseille en 1733. Il s'installe ensuite â Paris, ou il est reçu à l'Académie de Saint-Luc on 1760. Ce portrait, qui doit dater de sa dernière période d'activité, après 1765 1769, illustre une évolution vers un style plus naturel : la pose est détendue, le traitement du visage est fluide, et le rendu illusionniste des matières, tissu ou fourrure est parfaitement maîtrisé. La palette réduire de bleus et de blancs sur un fond sombre met valeur la figure, dans une élégante harmonie.
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