Le Vieux-Port et le pont transbordeur, 1918 Huile sur toile 66x81 cm.
Familier de Marseille où il a régulièrement séjourné, Marquet a notamment posé son chevalet à l'Estaque et autour du Vieux-Port. De ce dernier, il livre ici une vision caractéristique de son style fondé sur une gamme chromatique comme assourdie, ni sombre, ni éclatante, mais aussi sur des formes synthétisées et fortement cernées qui peuvent évoquer la patte de Louis-Mathieu Verdilhan, dont il fait d'ailleurs la connaissance en 1916.
L'œuvre est puissamment structurée par le jeu des verticales - silhouettes des passants, mâts des navires amarrés cul à quai, pylônes du pont transbordeur - et des horizontales - tablier de ce même pont front bâti du Quai du Port, vapeur longiligne sur la droite -, créant un espace dilaté où le plan d'eau paraît presque plus large que long. En cette période d'entre-deux-guerres, le Vieux-Port poursuit sa période transitoire, largement délaissé par les grands navires de commerce, sans être encore le pur bassin de plaisance qu'il est aujourd'hui devenu.
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Jean-Baptiste Olive (1848-1936)
Entrée du Vieux-Port vue du Pharo. Huile sur toile 50 x 73,5 cm.
Marseillais de naissance, Jean-Baptiste Olive a passé l'essentiel de sa vie à Paris, où il s'installe dès le début des années 1880 et demeure jusqu'à la fin de ses jours. Il n'en est pas moins passé à la postérité comme le peintre par excellence du littoral depuis la Côte Bleue jusqu'à l’île Maïre, et tout spécialement du Vieux-Port inlassablement immortalisé lors de ses retours réguliers en terre provençale.
Poste d'observation privilégié de ce Vieux-Port et des mouvements des navires dans la passe, le promontoire du Pharo a vu passer plus d'un peintre paysagiste, et Olive peut-être plus qu'aucun autre. Son heure de prédilection est la toute fin du jour, lorsque le soleil bientôt disparu embrase le fort Saint-Jean et les immeubles du quai des Belges, comme noyés dans une brume de beau temps qui réduit à une ombre le massif de Saint Cyr, tandis que la pleine lune est déjà bien visible.
L'œuvre n'est pas datée mais deux indices permettent d'esquisser des bornes temporelles. Le haut clocher de l'église des Réformés se dresse déjà à l'extrême-gauche, on est donc après 1886 ; mais le pont transbordeur n'est pas encore construit, ce qui nous ramène avant 1905 - sans certitude toutefois car Olive, qui ne faisait pas partie des enthousiastes de la modernité industrielle, a très bien pu dérider « d'oublier » de le faire figurer...
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Charles Camoin (1879-1965)
Voiliers dans le port de Marseille, 1905 Huile sur toile 65x81 cm.
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Théodore Gudin (1802-1880)
Coucher de soleil sur le Vieux Port 1828 Huile sur bois 36x49 cm.
Tout Parisien qu'il était Théodore Gudin a beaucoup fréquenté les littoraux français, en sa qualité de Peintre officiel de la Marine que lui décerna Louis-Philippe en 1830 et dont il fut l'un des deux premiers titulaires. Marseille fut pour lui un sujet parmi tant d'autres, dans une œuvre qui mêle combats navals, scènes de pêche ou de tempêtes et paisibles paysages de bord de mer.
Si le sujet de cette œuvre de jeunesse n'est pas particulièrement original - le Vieux-Port au soleil couchant -, le point de vue adopté l'est davantage. L'artiste s'est installé sur le quai de Rive-Neuve et opte pour un cadrage en parfait contre-jour, qui lui permet de restituer avec dextérité les impressionnants effets de lumière créés par les traînées nuageuses : l'influence de l'école anglaise, Turner en tête, est notable chez cet anglophile qui séjourna régulièrement à Londres. Les silhouettes du fort Saint-Jean et des grands navires à voiles se découpent puissamment - le Vieux-Port est pour quinze ans encore, le seul et unique bassin de commerce de la ville. Dépourvue de son palais qui attendra le Second Empire pour sortir de terre, la butte du Pharo paraît curieusement vierge et désolée.
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Adolphe Gaussen (1871-1957)
Attelages et tramway quai de la Fraternité Huile sur toile 50x61 cm.
5
André Verdilhan (1881-1963)
Bateaux dans le Vieux-Port quai de Rive-Neuve. Huile sur toile 73x100 cm.
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Marcel Dyf (1899-1985)
Le bassin du carénage et le Fort Saint-Jean. Huile sur toile 60x73 cm
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Émile Bernard (1868-1941)
Le Vieux-Port de Marseille, 1929 Huile sur toile 77 x 107 cm
On a beaucoup écrit que les grands peintres plus habitués du nord de la France, subjugués par les couleurs du Sud dès l'instant où ils y posèrent leur chevalet, les ont restituées avec une virulence et une subjectivité qui ont ouvert dans l'histoire de l’art des champs inexplorés. C’est peu dire qu'Émile Bernard ne s'inscrit pas dans cette tendance lorsqu'il vient immortaliser le Vieux-Port en 1929 : l'atmosphère est hivernale et tout Marseille n'est qu'un camaïeu de beiges et de gris.
Bernard déploie ici à plein les effets de la perspective atmosphérique : au premier plan, des amoncellements de marchandises bâchées, représentées avec netteté ; au-delà du bassin, un quai de Rive-Neuve encore discernable quoique déjà très brumeux ; enfin, fermant la composition, une colline et une basilique réduites à des silhouettes avec, sur la gauche, l’angle droit de l'ascenseur, qui hissa pèlerins et touristes vers le sanctuaire de Notre-Dame de la Garde jusqu'en 1967.
Le peintre avait par le passé fréquenté Gauguin, Van Gogh, plus tard Cézanne et s'était laissé imprégner des influences respectives de ces trois grands génies, s’essayant successivement au pointillisme, au synthétisme et au symbolisme. La maturité venant, le voilà revenu à un style beaucoup moins radical dont ce panorama du Vieux-Port est représentatif. Le cas n'est d'ailleurs pas isolé : ainsi de Derain ou de Marquet, qui assagirent sensiblement à la fois leur trait et leurs couleurs après l'aventure fauve.
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Jean Cocteau (1889-1963)
La veillée, 1961
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Joseph Garibaldi (1863-1941)
Effet d'orage sur le Vieux-Port, 1914 Huile sur toile 100 x 122 cm
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Joseph Garibaldi (1863-1941)
Le Port de la Miette vu du Pharo, 1898 Huile sur toile 95 x 165 cm
Dans cet extraordinaire grand format d'un réalisme photographique, Garibaldi, pourtant davantage porté vers la tradition que vers la modernité industrielle, nous offre un panorama incomparable du bassin de la Joliette qui, en cette toute fin du XIXe siècle, est sans conteste le cœur battant de l'activité portuaire marseillaise. La cathédrale de la Major, récemment achevée après plus de 40 ans de travaux, y figure en bonne place ; mais Garibaldi ne manque pas non plus de faire figurer la silhouette en dents de des Docks, le dôme blanc de la chapelle de la Vieille Charité et, à l'extrémité de la digue, l'élégant phare Sainte-Marie, toujours visible aujourd'hui par les fenêtres du musée.
Mais, peut-être plus encore que les monuments, c'est le bassin lui-même qui attire le regard : s'y côtoient en un ballet somme toute paisible les frêles embarcations des amateurs de canotage, les remorqueurs et leurs hautes cheminées, les tartanes aux grandes voiles latines affectées notamment au transport des tuiles de l'Estaque et les puissants vapeurs en partance pour des destinations lointaines.
Là résident peut-être la prouesse de l'artiste et la singularité de l'œuvre : alors-même que Garibaldi dépeint le port bouillonnant d'activités, le choix d’un point de vue distant d'une douce lumière matinale et d'un horizon liés bas faisant la part belle à un ciel limpide dégage une incomparable impression de sérénité.
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Albert Marquet (1875-1947)
La terrasse du Château Fallet par mistral, 1918.
Huile sur toile 65 x 81 cm
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Joseph Inguimberty (189ó-1971)
Le port de l'Estaque.
Huile sur toile 80 x 115.
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Jean-Baptiste Olive (1848-1936)
Lever de soleil sur le Frioul Huile sur toile 50 x73 cm
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Félix Ziem (1821-1911)
Pêche aux thons dans la rade de Marseille Huile sur toile 82,5 x 127,5 cm.
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La poissonnière et le chat
André Verdilhan (1881-1963). Huile sur toile 100 x 80 cm
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Louis Audibert (1880-1983)
La partie de carte de Pagnol Huile sur toile 115,5x152,5 cm
17
Louis-Mathieu Verdilhan (1875-1928)
Le port de Cassis.
Huile sur toile 81 x 100 cm.
18
Jean Peské (1870-1949)
Les îles d'Hyères vue du Cap Bénat. Huile sur toile 179 x 251 cm.
19
Marcel Leprin (1891-1933)
Marché place de Lenche. Huile sur toile 50x61 cm
20
Emile Loubon (1809-1863)
Le retour du troupeau Huile sur toile 30 x 40 cm
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Emile Loubon (1809-1863)
Jeune pâtre jouant de la bombarde. Huile sur toile 47 x 55 cm.
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Paul Guigou (1834-1871)
Paysans devant la Sainte-Victoire, 1867. Huile sur toile 55x80 cm
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René Seyssaud (1867-1952)
Étang de Berre, triptyque Huile sur toile 60x130 cm
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Auguste Chabaud (1882-1955)
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Alfred Lombard (1884-1973)
Platanes en hiver à Auriol, 1906. Huile sur toile 73x90 cm
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René Seyssaud (1867-1952)
Mas dans les Alpilles, 1942. Huile sur toile 37x60 cm
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Louis-Mathieu Verdilhan (1875-1928)
Cheval noir sur la place de Trets. Huile sur toile 120 x 141 cm.
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Louis-Mathieu Verdilhan (1875-1928)
Avec cette vue nocturne du gros bourg d'Auriol, dans la haute vallée de l'Huveaune, Louis-Mathieu Verdilhan s'éloigne sensiblement du style qui a fait sa postérité, à base de couleurs traitées en aplats et de formes schématiques et puissamment cernées, comme un écho tardif du cloisonnisme expérimenté par Paul Gauguin et Émile Bernard. Ici, la touche visible et épaisse convoque plutôt l'héritage de Monticelli, tandis que la partie supérieure de l'œuvre, en combinant pleine lune éclatante, cyprès et ciel tout en mosaïque de bleus, évoqueront peut-être Van Gogh à certains.
L'attrait de l'artiste pour les paysages nocturnes, dont il a livré diverses visions au cours de sa carrière, est à rapprocher de son goût pour une gamme chromatique le plus souvent assez sombre, particulièrement pour un peintre de la Provence.
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Vincent Bioulès {1938-)
Les trois grâces.
Fusain pastel sur toile 203 x 193 cm
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André Marchand (1907-1997)
Le rêve, 1944.
Huile sur toile 130x195 cm
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André Verdilhan.
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Joseph Garibaldi (1863-1941)
Le Port de la Miette vu du Pharo, 1898 Huile sur toile 95 x 165 cm. Détails.
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Pierre Ambrogiani, 1907-1985
Allégorie de la Provence, 1965. Huile sur toile 104 x 412 cm
Comment dire « tout » d'une chose, lorsque, qui plus est, il s'agit de « dire » la Provence ? Ambrogiani propose un panoramique qui va de la Camargue en haut à gauche, avec ses artésiennes, ses picadors et toréros, jusqu'au début de la Côte d'Azur en bas à droite qui accueille les baigneurs et leurs jeux de plage. Entre ces deux extrêmes, un passage à Cassis avec son cap Canaille, ses bateaux et sa bouillabaisse, puis un village au clocher typique de la région, b cueillette de b lavande, les tournesols (de Van Gogh), tes moutons et les collines qui ponctuent le paysage provençal. On soulignera le parti pris du tableau : l'artiste a posé largement des aplats de couleurs sur lesquels il est revenu signaler les silhouettes par un contour de peinture librement dessiné.
Bernard Muntaner
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Laurent Mattio
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Laurent Mattio
Le port marchand, Toulon, 1924 Huile sur toile 46x61 cm Collection particulière
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Goélette au port marchand, Toulon Huile sur toile 63 x 90 cm Collection Musée d'Art de Toulon (MAT).
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Chaluts à contre-jour, Méditerranée Huile sur toile 65x92 cm Collection particulière
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Martigues, sur le port. Huile sur toile 65x92 cm. Collection particulière
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Barques à Tamaris, La Seyne-sur-Mer. Huile sur panneau 60 x73 cm. Collection particulière
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Barques des Martigues, soir sur l'étang. Huile sur carton 38 x 46 cm Collection particulière
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Laurent Mattio
Barques aux Martigues Huile sur toile 54x73 cm Collection particulière.
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Fin de journée, Martigues. Huile sur panneau 60x73 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Remorqueur entrant au Vieux-Port de Marseille Huile sur panneau 92 x 73 cm
Collection Musée Regards de Provence.
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Laurent Mattio
Tartanes à Marseille Huile sur carton 33x46 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Tartanes au large de Marseille, effet de mistral. Huile sur toile 73 x 92 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Sur le port, Sanary-sur-Mer Huile sur carton 33 x 55 cm Collection particulière.
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Falaise de la Cride, Sanary-sur-Mer Huile sur toile 61 x 50 cm Collection particulière.
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Le Grand Rouveau, Six-Fours.
Huile sur panneau 24 x 33 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Rochers à Bandol. Huile sur panneau 38 x 46 Collection particulière.
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Rochers des Mèdes, Porquerolles Huile sur panneau 46 x 55 cm Collection particulière.
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Rochers des Mèdes, Porquerolles Huile sur panneau 46 x 55 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Le vieux port de Toulon vu d'une terrasse, 1951. Huile sur panneau 46 x 61 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Les tartanes à quai, Toulon, 1930. Huile sur panneau 54 x 73 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Coin du vieux port, Toulon Huile sur toile 73 x 92 cm Collection particulière..
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Le chalut, Toulon. Huile sur carton 38 x 55 cm Collection particulière.
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Marine, Méditerranée. Huile sur panneau 54 x 73 Collection particulière.
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Laurent Mattio
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Laurent Mattio
Oliviers à Ollioules. Huile sur panneau 38 x 55 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Chemin du Mont Faron, Toulon ,1961.
Huile sur panneau 46 x 61 cm Collection particulière.
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Le pin. Huile sur panneau 55 x 38 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Maison au soleil, Villefranche-sur-Mer, 1927. Huile sur panneau 65 x 81 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Château Saint Honorat, Ile de Lérins. Huile sur panneau 24 x 33 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Le port de Cannes (impression). Huile sur panneau 38 x 55 cm Collection particulière.
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Le Pont du Gard. Huile sur toile 65 x 92 cm Collection particulière.
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En montant au village, Solliès-Ville. Huile sur panneau 38 x 55 cm Collection particulière.
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Solliès-Ville.
Huile sur carton 38 x 55 cm Collection particulière.
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Le Coudon (Château Redon), Toulon. Huile sur panneau 38 x 55 cm Collection particulière.
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Matinée d'automne, les gitans, Toulon, 1951-55.
Huile sur toile 73 x 92 cm
Collection particulière.
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Vue d'Avignon. Aquarelle 45,5 x 60,5 cm Collection particulière.
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Port de Sanary. Aquarelle 33 x 41 cm Collection particulière.
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Tartane en rade de Toulon. Aquarelle 56x45 cm Collection particulière.
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Laurent Mattio
Odette et Jean-Gérard, Porquerolles 1929. Aquarelle 26x36 cm Col|ection particulière
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Jean-Gérard Mattio enfant, Porquerolles. Aquarelle 24x19 cm Collection particulière.
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Promenade des Anglais, Nice Aquarelle 26x35 cm Collection particulière.